Iran: un accord ou la guerre

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Le président Obama a vigoureusement défendu l'accord sur le nucléaire iranien. Le Congrès américain doit encore trancher et les débats entre les parlementaires sont tendus.

Pour Barack Obama, les données sont claires. L'alternative à l'accord sur le nucléaire iranien serait une nouvelle guerre au Moyen-Orient. Le président des Etats-Unis a du coup exhorté le Congrès, dominé par ses adversaires politiques, à ne pas torpiller le texte.

"Un rejet de l'accord par le Congrès laisserait toute administration américaine absolument déterminée à empêcher l'Iran de se doter d'une arme nucléaire face à une seule option: une autre guerre au Moyen-Orient. Je ne dis pas cela pour être provocateur. C'est un fait."
Barack Obama
Président des Etats-Unis

Si le congrès "tue cet accord la crédibilité de l'Amérique comme leader diplomatique. La crédibilité de l'Amérique comme ancre du système international sera perdue", a également affirmé le président dans un long discours défendant l'accord conclu entre Téhéran et les grandes puissances le 14 juillet.

La probabilité que les élus américains entravent ce texte historique ayant mis fin à douze ans de crise diplomatique, est faible. Mais les parlementaires sont en plein débat sur le sujet et une résolution de désapprobation de l'accord sera probablement adoptée avant le 17 septembre. Le président pourra toutefois y opposer un veto qui ne pourra ensuite être stoppé qu'à la majorité des deux tiers.

Obama critique envers Israël

Le débat sur l'accord de Vienne a considérablement refroidi les relations entre les Etats-Unis et Israël, qui estime sa sécurité menacée. Barack Obama n'a pas ménagé son allié lors de son discours, désignant Israël comme étant le seul pays à s'être publiquement exprimé contre l'accord. "Toutes les nations du monde qui se sont publiquement exprimées, à l'exception du gouvernement israélien, ont apporté leur soutien" au texte a affirmé Barack Obama dont le discours était retransmis et traduit en hébreux à la radio publique israélienne.

L'accord du 14 juillet entre l'Iran et les grandes puissances prévoit de limiter au nucléaire civil le programme iranien contre la levée progressive et réversible des sanctions internationales imposées à son économie. Réitérant les engagements de son chef de la diplomatie, John Kerry, qui a âprement négocié le texte, Barack Obama a promis d'être ferme à l'égard des Iraniens.

Si l'Iran triche sur le nucléaire "nous pourrons les attraper et nous le ferons", a-t-il déclaré. Enfin, il a concédé que la levée des sanctions laissait à Téhéran le champ libre sur la gestion de son économie. Une partie des fonds débloqués par la levée des sanctions sera consacrée à des "activités terroristes", a-t-il reconnu faisant écho aux arguments de ses détracteurs.

Mais pour le président américain, l'essentiel de l'argent devra être consacré par les autorités iraniennes à améliorer la situation de la population qui a souffert de plusieurs années d'asphyxie économique provoquée par les sanctions internationales.

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