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Joe Biden invite Israël à une "désescalade" du conflit avec le Hamas

Un char israélien manœuvre vers la bande de Gaza. ©AFP

Les États-Unis intensifient leurs efforts pour obtenir un cessez-le-feu entre Israéliens et Palestiniens à Gaza. Mercredi, quatre roquettes ont été tirées depuis le Liban vers le nord d'Israël.

Les combats entre Israël et le Hamas ont atteint, ces derniers jours, leur niveau le plus élevé depuis la guerre de Gaza, en 2014. Au moins 227 Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza lors de raids de l'armée israélienne, qui aurait tiré 820 bombes. Les tirs de roquettes et de missiles du Hamas et du Jihad islamique vers Israël, environ 3.400 engins, ont tué 12 Israéliens.

Le conflit menace de s'étendre, alors que des groupes islamistes proches de l'Iran, et indépendants du Hamas, sont aussi présents dans la région. Par ailleurs, quatre roquettes ont été tirées mercredi à partir du Liban vers le nord d'Israël, sans causer de dommage. L'armée israélienne a riposté par des tirs d'obus. C'est la troisième fois qu'un tel incident se produit, ravivant le spectre d'un conflit avec le Hezbollah, basé au Liban.

"Au début de la crise, le président américain semblait donner toute latitude à Israël pour répliquer aux tirs massifs du Hamas. Depuis peu, Joe Biden durcit son langage."
Une source diplomatique

Les États-Unis ont accru leurs initiatives diplomatiques pour imposer un cessez-le-feu, tout en apportant leur soutien à la tentative de médiation de l'Égypte et des pays arabes. L'administration Biden a intensifié ses efforts ces dernières heures, pour tenter de convaincre le Premier ministre Benyamin Netanyahou d'éviter une invasion terrestre de Gaza, et de mettre fin aux opérations de bombardements ciblés contre les capacités militaires du Hamas, logées en pleine ville de Gaza.

Échange Biden-Netanyahou

Un échange téléphonique a eu lieu mercredi entre le président des États-Unis et le Premier ministre israélien, dans lequel Joe Biden a invité à "une désescalade aujourd'hui", a annoncé une porte-parole de la Maison-Blanche. "Au début de la crise, le président américain semblait donner toute latitude à Israël pour répliquer aux tirs massifs du Hamas. Depuis peu, Joe Biden durcit son langage", estime une source diplomatique.

De son côté, Benyamin Netanyahou a l'intention de poursuivre l'opération en cours pour "réduire les capacités militaires du Hamas", accrues depuis la guerre de 2014. Un porte-parole du gouvernement israélien a indiqué mercredi qu'Israël étudiait "le moment opportun d'un cessez-le-feu, tout en précisant que l'armée israélienne se préparait 'pour plusieurs jours' de combats supplémentaires."

Selon certains analystes, le conflit permettrait indirectement au leader du Likoud de se maintenir au pouvoir, alors que son gouvernement est fragilisé.

Initiatives européennes

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, devait se rendre dans la nuit de mercredi en Israël, et dans les territoires palestiniens, pour tenter de rapprocher les deux camps. Il excluait d'avoir le moindre contact avec le Hamas, une organisation reconnue comme terroriste par l'Union européenne.

"Nous ne soutiendrons pas les actions qui, selon nous, sapent les efforts en faveur d'une désescalade."
Un représentant de la mission américaine à l'ONU

La France, seul membre européen permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, a l'intention de déposer une proposition de résolution pour obtenir une cessation des hostilités, et le passage d'aide humanitaire à Gaza. Mais les États-Unis ont menacé mercredi d'imposer une nouvelle fois leur veto. "Nous avons été clairs et cohérents sur le fait que nous nous concentrons sur les efforts diplomatiques intensifs en cours, pour mettre fin à la violence, et que nous ne soutiendrons pas les actions qui, selon nous, sapent les efforts en faveur d'une désescalade", a indiqué un représentant de la mission américaine à l'ONU. Depuis le début de la crise, les États-Unis ont bloqué des propositions émanant de la Chine, de la Norvège et de la Tunisie.

Le président français Emmanuel Macron a adopté, dans ses récentes déclarations envers Israël, un langage moins ferme que par le passé, afin d'ouvrir une opportunité diplomatique. Paris agit en coordination avec l'Égypte et la Tunisie.

Le résumé

  • Le président des États-Unis Joe Biden a demandé au Premier ministre Netanyahou "une désescalade" immédiate du conflit avec le Hamas à Gaza.
  • Le leader du Likoud a répondu qu'il attendait "le moment opportun". Les Palestiniens poursuivent leurs tirs de roquettes vers Israël, et l'armée israélienne continue à répliquer par des bombardements visant à réduire les capacités militaires du Hamas. 227 Palestiniens et 12 Israéliens ont été tués depuis le début les hostilités lundi dernier.
  • La France et l'Allemagne ont lancé des initiatives chacune de leur côté pour tenter d'obtenir une désescalade.

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