L'ambassadeur syrien "persona non grata" en Belgique

Indignées par le carnage de Houla, où plus de 100 civils ont été tués en fin de semaine dernière, les puissances occidentales ont procédé mardi à l'expulsion concertée de diplomates syriens, relevant le degré des pressions exercées contre le régime de Bachar al Assad.

Les Européens ont durci leur position à l'égard du régime du président syrien Bachar al-Assad, la France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne et l'Italie annonçant l'expulsion des ambassadeurs syriens dans leur capitale en représailles au massacre de Houla. La Belgique devrait emboîter le pas.

C'est le nouveau président français, François Hollande, qui a initié le mouvement, annonçant l'expulsion de l'ambassadrice à Paris, Lamia Chakkour, et une réunion dans la capitale française début juillet du groupe des pays "amis de la Syrie".

Quelques minutes plus tard, l'agence de presse allemande dpa annonçait la convocation de l'ambassadeur de Syrie en Allemagne où son expulsion du territoire allemand devait lui être signifiée. L'ambassadeur devra quitter l'Allemagne d'ici 72 heures.

Le chargé d'affaires syrien à Londres, déjà convoqué lundi par le Foreign Office, a appris mardi l'annonce de son expulsion. La Syrie ne disposait plus d'ambassadeur en Grande-Bretagne depuis plusieurs mois, le chargé d'affaires étant son plus haut représentant au Royaume-Uni.

Rome a également expulsé le représentant diplomatique syrien en Italie. Quelques heures plus tôt, l'Australie avait été la première à annoncer l'expulsion de deux diplomates syriens, dont le chargé d'affaires en poste à Canberra.   

A Bruxelles, le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, a déclaré persona non grata l'ambassadeur syrien en Belgique, ainsi que ses collaborateurs. Cet ambassadeur devra quitter le pays si l'Union européenne adopte les mêmes mesures à son encontre, puisqu'il officie aussi auprès de l'UE.

Selon une source diplomatique à Bruxelles, il est possible que l'Espagne se joigne au mouvement.

"L'idée (d'une action coordonnée) est sur la table", a indiqué un diplomate européen à l'AFP, alors que les ambassadeurs des 27 pays de l'UE devaient se réunir dans l'après-midi pour évoquer la situation en Syrie après le massacre de Houla qui a provoqué la mort de 108 personnes, dont 49 enfants.

 

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés