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L'économie européenne reprend du poil de la bête face au reste du monde

L’économiste en chef du FMI, Gita Gopinath, a revu sa prévision de croissance pour la zone euro. ©EPA-EFE

Le FMI a revu ses prévisions de croissance à la hausse pour la zone euro et à la baisse pour l'économie américaine.

Une fois n’est pas coutume, le Fonds monétaire international (FMI) a revu à la hausse sa prévision de croissance pour la zone euro cette année, alors que pratiquement partout ailleurs, ce sont des révisions à la baisse qui ont été annoncées mardi. La zone euro fait ainsi plutôt figure d'exception face aux autres grandes économies, même si celles-ci bénéficient de niveaux d’activité souvent supérieurs.

5,9%
Le FMI anticipe une croissance mondiale de 5,9% cette année et de 4,9% l'an prochain.

En ce qui concerne l’économie mondiale, la prévision du FMI pour cette année reste pratiquement inchangée à 5,9%, soit une baisse de 0,1% seulement par rapport à la prévision de juillet dernier, avant de ralentir à 4,9% en 2022.

La croissance européenne est annoncée à 5% en 2021 au lieu de 4,6% en juillet dernier, tandis que la croissance américaine a été revue à 6% au lieu de 7% antérieurement. Le FMI a par contre relevé sa prévision pour le PIB américain en 2022, à 5,2%, compte tenu des projets de relance de l’administration Biden.

La Chine accuse également une petite révision à la baisse pour 2021, à 8% au lieu de 8,1%. En cause, des investissements publics moindres et des perturbations dans les chaînes d'approvisionnement.

Contraste franco-allemand

Les deux premières économies de la zone euro suivent une évolution contrastée. La croissance allemande a été revue à la baisse, à 3,1% en 2021 (au lieu de 3,6% estimé en juillet), sous l'effet des perturbations liées aux pénuries dans l'industrie. De son côté, la France fait mieux que prévu, avec 6,3% de croissance cette année (contre 5,8% en juillet).

"La pandémie n'est terminée nulle part tant qu'elle n'est pas achevée partout."
Gita Gopinath
Economiste en chef du FMI

Le FMI n’évoque pas la Belgique. En septembre dernier cependant, le Fonds avait annoncé une révision de la croissance belge à 5,4% cette année (contre 5% en juin).

Ceci étant, l’économie reste largement tributaire de la situation sanitaire. "La pandémie n'est terminée nulle part tant qu'elle n'est pas achevée partout", a résumé l’économiste en chef du FMI, l'indo-américaine Gita Gopinath. À ses yeux, la vaccination inégale dans le monde continue d'être un frein à la reprise complète de l'économie mondiale.

Inflation

Le FMI s'attend à ce que l'inflation revienne à des niveaux pré-pandémie d'ici à la mi-2022.

Le Fonds se veut par ailleurs relativement rassurant concernant l'inflation, très surveillée dans le contexte d'un resserrement attendu de la politique de la Banque centrale européenne (BCE). L'inflation vient de dépasser en septembre son plus haut niveau depuis treize ans à 3,4%.

Le FMI s'attend à ce que l'inflation revienne "probablement à des niveaux pré-pandémie d'ici à la mi-2022". Pour l'heure, il anticipe 2,1% d'inflation cette année en moyenne dans la zone euro, et 1,8% l'an prochain.

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