L'Église et l'homosexualité, ce n'est pas encore gagné

©AFP

C’est le problème, avec les gens que l’on vous vend comme étant progressistes. S’ils ne s’avèrent pas à la hauteur, la déception n’en est que plus amère.

Avouons: cela fait des lustres que l’on n’attend plus quoi que ce soit d’un pape. Mais quand même, celui-ci était censé dépoussiérer l’Église, déplaçant avec lui une brise réformatrice. Sauf que voilà. Dimanche, le pape François a commis un faux pas – sans vouloir blesser qui que ce soit, on veut bien lui laisser ça. Que dirait-il à des parents se demandant si leur progéniture ne serait pas homosexuelle? L’ouverture est là, puisqu’il est question de dialogue, de compréhension et d’acceptation. "Tu es mon enfant, comme tu es."

Là où le pape se prend les pieds dans la soutane, c’est lorsqu’il recommande la prière et considère la chose comme étant un "défi sérieux". Comme s’il s’agissait là d’une tuile. Si pas une maladie mentale: "Quand cela se manifeste dès l’enfance, il y a beaucoup de choses à faire par le biais de la psychiatrie." Parce qu’il n’est pas trop tard pour ramener la brebis perdue sur le droit chemin de la catholique hétérosexualité?

Le pape voulait parler d’accompagnement, a précisé le Vatican face à la polémique. Sauf que le mal est fait. Qui renvoie à cette Église rance assimilant l’homosexualité à une déviance et proclame aujourd’hui encore que la femme doit être soumise à "son" homme.

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