L’OMS veut la fin de la vente de mammifères sauvages vivants sur les marchés

L'OMS a demandé mardi la suspension dans le monde entier de la vente de mammifères sauvages vivants sur les marchés alimentaires ©AFP

Les animaux sauvages sont la source principale de transmission de nouvelles maladies infectieuses à l’homme, selon l’OMS, qui demande la suspension dans le monde entier de la vente de mammifères sauvages vivants sur les marchés alimentaires.

C’est l’une des théories privilégiées des experts mandatés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS): le coronavirus, qui a fait plus de 2,93 millions de morts selon un décompte de l'AFP arrêté lundi, aurait été transmis à l’homme par un animal sauvage.

"Les animaux, en particulier les animaux sauvages, sont la source de plus de 70% de toutes les maladies infectieuses émergentes chez les humains, et nombre d'entre elles sont causées par de nouveaux virus", souligne l'OMS dans un communiqué commun avec l'Organisation Mondiale de la Santé Animale et le Programme environnemental de l'ONU.

Le groupe d’experts de l’OMS précise également, dans leur récent rapport sur les origines du coronavirus, qu'un marché de Wuhan, la métropole chinoise où ont été signalés les premiers cas, semble avoir été l'un des plus importants points de diffusion de la pandémie à la fin de 2019.

Suivre la Chine

Si la Chine n'a pas l'apanage des marchés traditionnels, le gouvernement chinois a annoncé, dès février, l'interdiction de la vente d’animaux sauvages sur les marchés et l'OMS semble désormais tenter de lui emboiter, en partie, le pas.

Outre la suspension des ventes, les organisations internationales demandent en effet une amélioration des règles d'hygiène et d'assainissement sur ces marchés traditionnels pour réduire aussi bien la transmission de l'animal à l'homme que la contagion entre marchands et clients.

Elles réclament également une règlementation pour contrôler l'élevage et la vente d'animaux sauvages qui sont destinés à être vendus sur les marchés pour la consommation humaine.

Les organisations demandent aussi de former les inspecteurs vétérinaires pour appliquer ces nouvelles règles et de renforcer les systèmes de surveillance afin de détecter rapidement les nouveaux pathogènes et lancer des campagnes d'informations et de sensibilisation pour les marchands et les clients.

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