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La gauche française à la peine pour trouver son candidat à la présidentielle

La maire de Paris Anne Hidalgo (PS) pourrait annoncer sa candidature à l'élection présidentielle dimanche 12 septembre au 20 h de TF1. ©REUTERS

Au moins cinq prétendants de poids sont potentiellement en lice. Contrairement à 2017, les écologistes n'ont pour l'heure pas l'intention de s'effacer au profit des socialistes.

Elle a jusqu'à présent préféré attendre. Mais contexte oblige, et les candidatures se multipliant, Anne Hidalgo ne devrait plus tarder à officialiser la sienne aux prochaines présidentielles. La maire socialiste de Paris pourrait en effet dès dimanche 12 septembre en faire l'annonce lors du 20h sur TF1. Et si ce n'est pas à cette occasion, "cela ne saurait tarder", susurre son entourage. Depuis sa sortie médiatique, il y a un an, au cours de laquelle l'édile a promis de "prendre sa part au combat », sa stratégie ne fait illusion pour personne. D'autant qu'Anne Hidalgo est soutenue par plusieurs personnalités socialistes comme Martine Aubry, la maire de Lille. Et surtout par la direction du parti. En l'occurrence Olivier Faure, son premier secrétaire. À ce titre, ce dernier ne serait pas complètement en faveur d'une primaire en interne. Bien qu'inscrite dans les statuts du parti, Olivier Faure lui préférerait un "vote disjoint". Histoire de départager sa favorite de Stéphane Le Foll, ancien ministre de l'agriculture de François Hollande, autre candidat au sein du PS. "La décision finale reviendra aux militants", insiste Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat.

Une primaire sans Arnaud Montebourg

Pour Anne Hidalgo, la vraie concurrence au sein de la gauche pourrait donc venir d'ailleurs. D'autant que les candidatures affluent au-delà du PS. Dernière en date, celle du flamboyant Arnaud Montebourg, ancien ministre de François Hollande, fervent défenseur du "made in France" qui s'affiche comme la "voix des territoires". "Je suis venu libre et sans parti politique", a assuré l'entrepreneur de 58 ans devant une centaine de partisans réunis samedi 4 septembre dans la mairie de Clamecy (Nièvre), sa ville natale. Son slogan : "La remontada de la France", qu'il promet à la fois industrielle, démocratique et écologique. 

"La remontada de la France."
Arnaud Montebourg
Le candidat a présenté son slogan

Cette candidature s'ajoute à celles plus précoces de Jean-Luc Mélenchon pour La France Insoumise (LFI), candidat pour la troisième fois, et de Fabien Roussel, désigné par les militants communistes pour les représenter. Et ce, alors qu'à l'extrême gauche, Nathalie Arthaud et Philippe Poutou, déjà candidats en 2017, comptent bien rempiler en 2022. Et qu'enfin, l'eurodéputé Pierre Larrouturou et le syndicaliste et ancien inspecteur du travail Gérard Filoche se disent prêts à candidater au travers d'une primaire populaire. De quoi brouiller les pistes!

Débats au sein d'Europe Ecologie Les Verts

De leur côté, les écologistes ont bien l'intention cette fois de mener leur barque seuls. Les Verts sont actuellement tournés vers l'organisation de leur primaire en ligne. Avec un premier tour prévu entre le 16 et le 19 septembre. À cette fin, les cinq candidats en lice (Eric Piolle, Yannick Jadot, Sandrine Rousseau, Jean-Marc Governatori et Delphine Batho) ont entamé leur premier débat, les 4 et 5 septembre, à Poitiers, devant près de 3.000 sympathisants. Un tour de table qui s'est toutefois déroulé sans réelle confrontation directe, donnant ainsi  l'illusion pour une fois d'une volonté de jouer collectif. "C'est la première fois que les gens ne sont pas en train de s'écharper", s'est réjouie Sandra Regol, numéro deux du parti. "Faut-il y voir un signe de maturité?" 

20%
des voix
Selon la plupart des sondages, les partis de gauche en France représenteraient 20% des voix aujourd'hui.

Rien n'est encore acquis, mais Yannick Jadot pourrait tenir la corde. À ce jour, dans les sondages, le candidat vert se place d'ailleurs devant Anne Hidalgo qui capterait 9% de l'électorat. Une tendance qui, si elle se confirmait, pourrait bouleverser la donne par rapport aux dernières présidentielles. Alors que les verts s'étaient effacés en 2017 au profit du candidat socialiste, l'inverse cette fois ne serait plus à exclure. 

Alors que les verts s'étaient effacés en 2017 au profit du candidat socialiste, l'inverse cette fois ne serait plus à exclure.

Le résumé

  • Anne Hidalgo (PS), maire de Paris, devrait annoncer sa candidature à la présidentielle très bientôt.
  • Du côté d'Arnaud Montebourg (sans parti), ex-ministre de François Hollande, et de Jean-Luc Mélenchon (La France Insoumise), c'est déjà fait.
  • La candidature de l'écologiste Yannick Jadot, si elle se confirme, pourrait bouleverser la donne : les sondages le placent devant Anne Hidalgo.

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