"La Russie humiliée et encerclée est un mythe"

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L’Otan dénonce la présence massive de soldats russes sur le front ukrainien ainsi que son implication dans le conflit. La Russie nie toujours en bloc.

Difficile de résoudre un conflit sans pouvoir identifier ses acteurs et leur niveau d'implication. C'est pourtant ce qui se passe en Ukraine où deux discours existent. Il y aurait des "des milliers et des milliers" de soldats russes dans l'Est de l'Ukraine, selon l'Américaine Victoria Nuland, secrétaire d'Etat adjoint pour l'Europe. Mais de son côté, la Russie nie toute implication.

Le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères a en effet directement rejeté ces accusations en la qualifiant d'estimation "sortie de nulle part". Il ajoute même qu'elle "plonge dans la perplexité et désorientent la communauté internationale" car, d'après le ministère russe, le pays n'est aucunement impliqué dans le conflit ukrainien.

Mais s'il est difficile d'estimer le nombre de combattants russes, le secrétaire général adjoint de l'Otan, Alexander Vershbow, reste ferme: c'est un fait, "les soldats russes se battent et meurent en grand nombre dans l'Est de l'Ukraine".

"les dirigeants russes sont de moins en moins capables de cacher le fait que des soldats russes se battent et meurent en grand nombre dans l'Est de l'Ukraine"
Alexander Vershbow
Secrétaire général adjoint de l'Otan

Pour Alexander Vershbow, l'objectif du président russe Vladimir Poutine "semble être de transformer l'Ukraine en un Etat en faillite". Il ajoute, "l'Otan ne cherche pas la confrontation avec la Russie, mais la Russie ne semble plus souhaiter s'intégrer à la communauté euro-atlantique.

Selon le responsable de l'Otan les "actions agressives" de la Russie sont "justifiées par une fausse narration qui veut que la Russie ait été humiliée et encerclée par l'Occident depuis la fin de la guerre froide. C'est un mythe. La réalité est que depuis plus de vingt ans, l'Otan a essayé d'entrer en contact avec la Russie et non de l'isoler".

Sanctions économiques

Les Etats-Unis ont déjà adopté avec l'Union européenne une série de sanctions économiques contre la Russie pour son implication présumée dans le conflit. Les partenaires occidentaux font planer ces derniers temps la menace de nouvelles sanctions en cas de reprise des violences en Ukraine, où le cessez-le-feu entré en vigueur le 15 février est actuellement globalement respecté malgré des affrontements sporadiques.

Sur le terrain, le retrait des armes lourdes prévu par les accords de paix de Minsk conclu entre la Russie, l'Ukraine, la France et l'Allemagne a commencé.

Le Conseil de sécurité de l'ONU tiendra vendredi matin une réunion sur le conflit dans l'est de l'Ukraine, à la demande de la Lituanie.

 

 

 

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