La Russie n'exclut pas la possibilité d'"une guerre" avec les Etats-Unis

Vassily Nebenzia, ambassadeur russe à l'ONU ©REUTERS

"La priorité est d'éviter le danger d'une guerre", a affirmé ce jeudi l'ambassadeur russe à l'ONU, Vassily Nebenzia, à l'issue d'une réunion à huis clos des quinze membres du Conseil de sécurité consacrée à la Syrie.

"La priorité immédiate est de prévenir le risque d'une guerre", a déclaré ce jeudi l'ambassadeur russe aux Nations unies en exhortant les Etats-Unis et leurs alliés à s'abstenir de toute action militaire contre la Syrie en représailles à l'attaque chimique présumée de Douma le week-end dernier.

Prié de dire s'il faisait allusion à un conflit entre les Etats-Unis et la Russie, Vassili Nebenzia a déclaré aux journalistes: "Nous ne pouvons exclure malheureusement aucune possibilité parce que nous avons vu les messages venant de Washington. Ils sont très belliqueux." "Ils savent que nous sommes là-bas. J'espère qu'il y aura un dialogue à ce sujet via les canaux appropriés afin d'éviter tout développement dangereux", a poursuivi l'ambassadeur de Russie.

"Le danger d'une escalade n'est pas seulement limité à la Syrie, il est plus élevé parce que notre armée est là-bas", a ajouté Vassili Nebenzia, parlant d'une situation "très dangereuse". Il a d'ailleurs demandé que le Conseil de sécurité tienne une réunion d'urgence ce vendredi avec une intervention du secrétaire général Antonio Guterres.

La proposition suédoise d'une résolution pour une mission de désarmement chimique en Syrie n'a pas été abordée.
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La proposition suédoise d'une résolution pour une mission de désarmement chimique en Syrie n'a pas été abordée au cours de la réunion. Selon des sources diplomatiques, cette proposition est notamment rejetée par les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni et les Pays-Bas car elle n'impose pas la création d'un mécanisme d'enquête sur les attaques chimiques présumées samedi à Douma.

Le sujet de la réunion jeudi, c'était "la politique agressive de certains membres du Conseil", a déclaré Nebenzia. "Les menaces sont une violation de la Charte des Nations unies", a-t-il ajouté. Le diplomate russe a également indiqué que la Russie avait demandé une réunion publique du Conseil de sécurité sur la Syrie avec le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Elle devrait intervenir "dans un futur proche", a-t-il précisé.

Donald Trump a entretenu le flou ce jeudi sur l'imminence d'une opération militaire contre la Syrie, accusée d'avoir mené une attaque chimique samedi dernier contre la ville rebelle de Douma, près de Damas. Il a indiqué dans la soirée qu'il n'avait pas encore pris de décision et qu'il allait parler à Theresa May et Emmanuel Macron dans la soirée.

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