Le café au plus haut depuis douze ans

Les cours des matières premières alimentaires ont accentué leur progression cette semaine, soutenus par des tensions sur l'approvisionnement et par un regain d'intérêt des investisseurs spéculatifs. Le café a même atteint des sommets, battant tous les records depuis douze ans.

CAFE

Les cours du café ont retrouvé le chemin de la hausse cette semaine, touchant même un plus haut depuis 12 ans à New York. La livre de café y a atteint 178,75 cents vendredi, son niveau le plus élevé depuis février 1998, portée à ébullition par un regain d'intérêt des investisseurs. Selon les analystes, ceux-ci profitent d'une accalmie saisonnière dans la consommation de café pour effectuer des achats à bon compte.

A Londres, la tonne de café a atteint le même jour 1.810 dollars, son niveau le plus fort depuis fin octobre 2008. Cependant, "comme les acheteurs commerciaux et industriels sont actuellement particulièrement discrets et que les fonds (d'investissement) sont déjà (très présents), on peut se demander si les marchés vont pouvoir continuer sur cette lancée", prévenait Ralph Hawes, analyste de la maison de courtage Sucden.


En effet, si l'offre d'arabica de qualité est actuellement faible, "l'approche de la récolte brésilienne limite le rebond" du café, a noté la revue spécialisée The Public Ledger. Autre pression sur les cours, "les exportations vietnamiennes de café ont bondi de 70% en juillet par rapport à la même période (en 2009)", selon The Public Ledger.

CACAO

Les cours de la fève brune ont connu des parcours contrastés cette semaine, finissant en légère baisse alors que les prix new-yorkais rebondissaient. Le rebond du cacao coté à New York a été favorisé par un accès de faiblesse du dollar, à son niveau le plus faible depuis début mai face à l'euro et depuis fin novembre 2009 face au yen, rendant plus attractifs les achats de matières premières libellées en dollar pour les investisseurs munis d'autres devises.


Sur le Liffe de Londres, la tonne de cacao pour livraison en septembre cotait 2.279 livres sterling à 17h00 (heure belge) contre 2.302 vendredi dernier vers 18h00. Sur le NYBoT-ICE US, le contrat pour livraison à la même échéance valait 3.070 dollars la tonne contre 2.967 dollars une semaine plus tôt.

 

SUCRE

Les cours du sucre ont eux aussi accentué leurs gains cette semaine, portés par des inquiétudes sur la production du Brésil, le principal exportateur mondial, grimpant jusqu'à 19,67 cents la livre jeudi à New York, un plus haut depuis mi-mars.

En effet, les observateurs "s'attendent à une baisse de la production de sucre au Brésil dans les mois à venir du fait d'une sécheresse (qui a touché) en mai et juin" la région productrice du centre-sud du pays, ont noté les analystes de Commerzbank.

En outre, "le Vietnam devrait importer 150.000 tonnes de sucre dans les mois à venir afin de faire face à une pénurie sur son marché local et de stabiliser les prix", rapporte The Public Ledger.

Sur le Liffe de Londres, la tonne de sucre blanc pour livraison en octobre valait 580 livres vers 17h00 (heure belge), contre 555 livres vendredi dernier vers 18h30. Sur le NYBoT-ICE américain, la livre de sucre brut pour livraison en octobre valait 19,40 cents, contre 18,30 cents pour la même échéance une semaine plus tôt.

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés