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"Le Conseil de sécurité est dans une position difficile" (Michel)

©BELGA

Le président des Etats-Unis Donald Trump s'en est pris à la Chine, à la Russie et à l'Iran ce mercredi devant le Conseil de sécurité de l'ONU. Ces interventions unilatérales mettent le Conseil de sécurité "dans une position difficile", estime Charles Michel.

Le président des Etats-Unis Donald Trump poursuit ses provocations à l'occasion de la 73e assemblée générale des Nations unies. Après avoir chargé la veille le président iranien Hassan Rohani, il s'en est pris ce mercredi à la Chine et à la Russie, alors qu'il présidait une réunion du Conseil de sécurité.

"Le Conseil de sécurité est dans une position difficile car il est devenu difficile d'un dégager des consensus"
Charles Michel
Premier ministre belge

Le Premier ministre Charles Michel assistait à la réunion en observateur. Dès janvier, la Belgique occupera un siège non-permanent au Conseil de sécurité. Un poste important, qui lui donnera une grande visibilité internationale pendant deux ans.

Les saillies unilatérales de Donald Trump inquiètent le Premier ministre. "Le Conseil de sécurité est dans une position difficile car il est devenu difficile d'y dégager des consensus", confie Charles Michel.

Trump charge la Chine

"La Chine ne veut pas que je gagne les élections"
Donald Trump
Président des Etats-Unis

"La Chine ne veut pas que je gagne les élections parce que je suis le premier président à défier la Chine sur les échanges", a accusé Donald Trump, vissé sur son siège de président du Conseil de sécurité. Le représentant chinois s'étrangle. L'attaque, vrai Pearl Harbor diplomatique, était inattendue. 

Le président accuse Pékin "d'essayer d'interférer dans les élections de novembre 2018" contre son administration, sans pour autant fournir de preuves étayant ses accusations. Les deux pays sont en guerre commerciale depuis que le président Trump a décider d'augmenter les droits de douane sur l'acier et l'aluminium. Ce genre de propos s'adresse "à son électorat national", constate Charles Michel.

... et puis l'Iran et la Russie

La Chine n'est pas la seule à déguster. Le président Trump s'en est pris aussi à l'Iran, qu'il accuse de vouloir détenir la bombe atomique. "Je demande à tous les membres du Conseil de sécurité de travailler pour que l'Iran ne puisse jamais détenir la bombe nucléaire", a-t-il dit.

©Photo News

Peu après, ce fut au tour de la Russie, Donald Trump dénonçant "la boucherie" commise en Syrie "rendue possible par la Russie et l'Iran". 

Seule la Corée du Nord fut épargnée. "Nous avons de très bonnes nouvelles venant de Corée du Nord", s'est félicité Donald Trump, remerciant le dictateur Kim pour les progrès accomplis avec la Corée du Sud. 

La diplomatie belge à l'oeuvre

©BELGA

Le rôle de la Belgique sera précieux, alors que le Conseil de sécurité paraît tétanisé par l'unilatéralisme américain. "Avec une grande modestie et une grande volonté, nous avons l'impression que la Belgique apportera sa pierre au consensus", affirme Charles Michel, "avec, à l'appui, une grande expérience du multilatéralisme au niveau européen et international"

L'une des forces de notre pays étant sa capacité à parler avec tous les interlocuteurs. "Nous sommes en mesure d'avoir des canaux de dialogue avec la Russie, la Chine et d'autres pays afin de dégager un consensus de haut niveau", poursuit-il. "Le multilatéralisme est la coopération sont fondamentales face à la doctrine unilatérale".

Charles Michel a rencontré mardi le président iranien Hassan Rohani et le président de la Palestine, Mahmoud Abbas. Ce mercredi, il rencontre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Le conflit israélo-palestinien est aussi au coeur de cette session. Le président Trump s'est prononcé ce mercredi en faveur de la solution à deux Etats. "J'aime bien la solution à deux Etats, je pense que c'est ce qui marcherait le mieux" a-t-il affirmé.

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