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En graphiques | La Belgique et la 2e vague de coronavirus

©REUTERS

2523,1 nouveaux cas de coronavirus ont été détectés, en moyenne, chaque jour, du 13 décembre au 19 décembre, soit 7% de plus que sur la période précédente. La propagation de l'épidémie de coronavirus décélère lentement.

La seconde vague, plus importante en termes d'hospitalisations que la première, mais moins létale, semble perdre en intensité. C'est ce qu'il ressort des chiffres publiés par l'institut de santé publique Sciensano.

Le nombre de cas quotidiens est bien plus important qu'en mars-avril, un constat qui peut s'expliquer, au moins en partie, par le fait que les capacités de test ont fortement augmenté en neuf mois, passant de maximum 20.ooo tests quotidiens au printemps à plus de 50.000 depuis octobre, avec un record à plus de 80.500 tests le 21 octobre.

Cependant, on observe, depuis début novembre, une décélération du nombre moyen d'infections quotidiennes. Un nombre qui reste encore très élevé.

Cette reprise de l'épidémie s'observe aussi via le nombre de reproduction effectif (Rt), qui indique la vitesse de reproduction du virus. Après une longue période au-dessus de 1, l'indicateur est descendu en dessous de ce seuil le 08 novembre. Cela signifie qu'un malade infecte moins d'une personne.

Malgré la reprise de l'épidémie, cette deuxième vague est bien moins létale qu'en mars-avril, avec un maximum de 208 décès en une seule journée, atteint le 06 novembre.

Les hôpitaux sont toujours saturés

Le nombre de nouvelles admissions est fortement reparti à la hausse depuis la rentrée de septembre, et les hôpitaux peinent à suivre la cadence. Les scientifiques estiment qu'il y a un effet de retard de deux à trois semaines entre la détection d'un cas et le moment où une hospitalisation est nécessaire suite à la détérioration de l'état de santé.

On observe, cependant, une première diminution du nombre d'admissions depuis le début du mois de novembre, mais les chiffres restent très importants.

Selon le porte-parole interfédéral de la lutte contre le Covid-19 Yves Van Laethem, le seuil de saturation situé autours des 2.000 lits de soins intensifs ne devrait pas être atteint cet automne, si les mesures prises par le gouvernement fonctionnent.

Une situation similaire en Europe

La Belgique n'est pas le seul pays d'Europe où la deuxième vague sévit. Le Vieux Continent est touché dans son ensemble, ce qui a pour conséquence de restreindre les possibilités de destinations pour les voyages non-essentiels. Si les Belges peuvent se rendre dans n'importe quel pays européen, les affaires étrangères déconseillent fortement aux citoyens de se rendre dans les zones rouges.

Lire aussi | Coronavirus en Europe, où en sont nos voisins?

Si vous revenez d'une région rouge ou orange, différents protocoles peuvent être appliqués.

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