Le "message très clair" de l'Otan adressé à la Russie

Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l'Otan ©Photo News

L'Otan a décidé d'expulser 7 diplomates russes. L'alliance Atlantique a également rejeté 3 demandes d'accréditation à destination des autorités russes. Ces mesures sont prises en réaction à l'empoisonnement par un agent innervant de l'ex-espion russe Sergueï Skripal au Royaume-Uni.

Au lendemain de la décision des Etats-Unis et de l'UE d'expulser par dizaines des diplomates russes, le secrétaire général de l'Otan Stoltenberg a annoncé "des décisions supplémentaires après l'usage d'un agent innervant à Salisbury"Sept diplomates de la mission russe auprès de l'Otan ont été expulsés. L'alliance atlantique a également réduit la taille de la mission russe, a ajouté Jens Stoltenberg. Elle ne pourra plus accueillir que 20 personnes, contre 30 auparavant. "Cela adresse un message très clair à la Russie, à savoir qu'il y a des coûts", a indiqué le secrétaire général de l'Otan.

"Il restera une mission diplomatique de la Russie auprès de l'Otan avec 20 personnes. Nous estimons que ce nombre permettra encore de maintenir un dialogue politique suffisant."
Jens Stoltenberg
Secrétaire général de l'Otan

Ce lundi, les Etats-Unis, le Canada et un peu plus de la moitié des États membres de l’Union européenne avaient annoncé l’expulsion d'une centaine de diplomates russes, marquant leur solidarité avec Londres après l’affaire Skripal. Le gouvernement belge n'a pas suivi immédiatement le mouvement, une décision de la Belgique devant tomber ce mardi après-midi.

De son côté, la Suisse n'expulsera pas de diplomate russe pour l'instant. Berne préfère attendre les résultats de l'enquête. "Avant que la Suisse ne tire ses propres conclusions sur les circonstances et l'origine de l'empoisonnement" de l'ex-agent double russe, "il faut d'abord attendre les résultats des enquêtes en cours", a indiqué une porte-parole du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE).

La Russie prépare la riposte

De son côté, la Russie a dénoncé les expulsions comme autant de "provocations", qui visent "à aggraver la situation", a indiqué par communiqué la diplomatie russe. Moscou a indiqué qu’elle réagirait aux expulsions en appliquant le principe de réciprocité.

L'affaire Skripal

L'agent double russe vivant au Royaume-Uni, Sergueï Skripal, et sa fille ont été la cible d'une tentative d'assassinat par empoisonnement le 4 mars dernier sur sol britannique. Selon le gouvernement de Theresa May, Sergueï Skripal, 66 ans, et sa fille Ioulia, 33 ans, toujours hospitalisés dans un état critique, ont été victimes d'un agent neurotoxique militaire datant de l'époque soviétique, le Novitchok. La Russie dément toute implication.

La Russie a une nouvelle fois clamé son innocence dans l’empoisonnement de Salisbury. "La Russie n’a jamais eu et n’a rien à voir avec cette affaire", a réaffirmé le porte-parole du Kremlin.

Sergueï Skripal et sa fille sont toujours hospitalisés après avoir été empoisonnés sur le sol britannique le 4 mars, victimes d’un agent neurotoxique militaire, dont Londres et ses alliés estiment qu’il est d’origine russe.

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