Les États européens tentent de garder le contrôle du coronavirus

Le Premier ministre français Jean Castex a annoncé de nouvelles mesures aux frontières portuaires et aéroportuaires pour lutter contre le virus. ©AFP

Après la Belgique jeudi, d'autres pays européens viennent de prendre des mesures supplémentaires pour combattre le coronavirus. L'objectif reste toujours le même: garder le contrôle.

Avec près de 207.000 personnes ayant succombé des suites du Covid-19, l'Europe est pour l'instant la région la plus touchée en nombre de décès. Face à la résurgence de la circulation du virus sur le Vieux continent, plusieurs Etats viennent de prendre de nouvelles dispositions avec l'espoir de maintenir l'épidémie sous contrôle. Tour d'horizon.

16
PAYS
Les ressortissants de 16 pays où le virus circule fortement ne peuvent plus accéder au territoire français.

En France, le Premier ministre Jean Castex a annoncé que la frontière du territoire serait fermée pour les ressortissants de 16 pays où le virus circule fortement. Les Etats concernés sont les Etats-Unis, les Emirats arabes unis, Bahreïn, Panama, Afrique du Sud, Kowëit, Qatar, Israël, Brésil, Pérou, Serbie, Algérie, Turquie, Madagascar, Inde et Oman.

Seuls les citoyens français qui résident dans ces pays ou les citoyens de ces Etats qui disposent d'une résidence stable en France peuvent encore se rendre dans l'Hexagone. Dès leur arrivée, dans un aéroport ou un port, ils seront testés et placés en quatorzaine en cas de résultat positif.

Quant à la situation inquiétante dans le nord de l'Espagne, Jean Castex a recommandé aux Français d'éviter autant que possible de se rendre dans cette zone. "Nous sommes en discussion avec les autorités espagnoles et catalanes pour que celles-ci veillent à ce que, dans l'autre sens, les flux soient les plus limités possibles", a-t-il ajouté.

A la frontière terrestre franco-belge, rien ne devrait par contre changer pour l'instant. Une bonne nouvelle pour les touristes belges.

En Allemagne, des tests de dépistage gratuits seront proposés aux voyageurs de retour au pays. Des centres permettant de les réaliser seront installés dans tous les aéroports pour les personnes en provenance de zones à risque.

Une obligation de test est encore à l'étude mais les voyageurs ayant séjourné dans une telle zone, soit 130 pays actuellement, devront s'isoler 14 jours ou bien jusqu'à l'obtention d'un résultat négatif, a expliqué la ministre berlinoise de la Santé, Dilek Kalayci. Les voyageurs en provenance des autres Etats pourront eux se faire tester gratuitement dans des centres, ailleurs qu'à l'aéroport.

Alors que l'Allemagne est jusqu'ici un des pays les plus épargnés en Europe par le coronavirus, les responsables craignent une deuxième vague importée par des vacanciers de retour de congés. Les regards se tournent surtout vers les plages du pourtour méditerranéen, adulées de millions d'Allemands qui s'y rendent chaque été.

En Finlande, la décision de refermer les frontières aux voyages non essentiels en provenance de Suisse, d'Autriche et de Slovénie vient d'être prise en raison d'une hausse des cas dans ces pays.

Au Royaume-Uni et en Autriche, c'est le port du masque qui a été étendu. La protection bucco-nasale est désormais requise outre-Manche dans tous les magasins et les supermarchés. Même chose dans les grandes surfaces viennoises, mais aussi dans les postes, les banques et les centres médicaux.

Si tous ces Etats s'organisent, l'Organisation mondiale de la Santé reste "inquiète" face à la résurgence de l'épidémie. Sa branche européenne a appelé les autorités à rester réactives et à lever les restrictions "avec attention" voire à les réintroduire si besoin.

4
Millions
De personnes ont été infectées par le nouveau coronavirus aux Etats-Unis.

Au total plus de 3 millions de cas confirmés ont été répertoriés en Europe. Le continent américain reste cependant de loin le plus touché, avec plus de 8 millions de personnes infectées.

Rien qu'aux Etats-Unis, le cap des 4 millions de cas officiels a désormais été dépassé. Longtemps accusé de déni face à la pandémie, le président américain Donald Trump a récemment admis une "hausse inquiétante" des contaminations.

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