Les Européens craignent d'être sous-représentés au FMI

Les Européens ont mis en garde samedi contre l'éventualité d'une réforme à cause de laquelle ils finiraient sous-représentés au Fonds monétaire international, institution dont les Etats membres discutent actuellement de la façon de réduire l'influence de leur continent.

Les 187 Etats membres de l'institution doivent s'accorder d'ici à fin janvier sur une révision des contributions de chacun d'entre eux, les quotes-parts, auxquelles sont liés les droits de vote.

"La révision doit faire en sorte qu'aucun pays ne soit plus mal représenté après la réforme qu'il ne l'était auparavant, et qu'aucun pays surreprésenté ne devienne sous-représenté à cause de la réforme", a affirmé le ministre belge des Finances Didier Reynders au nom de l'Union européenne que préside la Belgique, devant le Comité monétaire et financier international, instance chargée d'établir les orientations politiques du FMI.

"Afin que le changement des quotes-parts fonctionne, tous les pays surreprésentés doivent contribuer au transfert, quoiqu'ils ne doivent pas devenir sous-représentés à cause de la réforme", a déclaré devant cette même enceinte le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn.

Les Européens dominent encore largement les droits de vote au sein du FMI. Une réforme des quotes-parts adoptée en 2008 pour déjà réduire leur influence n'est en effet toujours pas entrée en vigueur, faute d'un nombre suffisant de ratifications parlementaires.

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