Les Pays-Bas jugent 4 suspects après le crash du MH17 de la Malaysia Airlines

Wilbert Paulissen, le chef de la police néerlandaise, montrant les visages des 4 suspects. ©ANP

Les Pays-Bas ont annoncé ce mercredi les noms des quatre suspects, trois Russes et un Ukrainien, présumés responsables du crash du vol MH17 abattu au-dessus de l’Ukraine en 2014. Le procès commencera en mars 2020.

Le 17 juillet 2014, le vol MH17 de la Malaysia Airlines, parti d’Amsterdam vers Kuala Lumpur, a été abattu par un missile au-dessus d’une zone de conflit armé dans l’est séparatiste de l’Ukraine. Les 298 passagers, dont 196 Néerlandais, ont péri. Cinq ans après ce drame, lors d’une conférence de presse ce mercredi, la Joint Investigation Team (JIT) a qualifié les Russes Igor Girkin, Sergey Dubinskiy, Oleg Pulatov et l’Ukrainien Leonid Kharchenko suspects de meurtre dans l’enquête du MH17.

"Aujourd’hui, nous délivrerons les mandats d’arrêt internationaux pour les premiers suspects que nous poursuivrons. Ils seront également placés sur les listes nationales et internationales des personnes recherchées", a précisé le chef de la police néerlandaise, Wilbert Paulissen. La JIT a lancé un appel à témoins ce mercredi, et a annoncé continuer l’enquête pour rechercher toute autre personne impliquée dans la catastrophe.

Les quatre hauts gradés pro-russes seront jugés en mars l’année prochaine aux Pays-Bas. La police néerlandaise demande au gouvernement russe de coopérer, pour permettre que les poursuites judiciaires se déroulent au Pays-Bas. En effet, la Russie n’autorise pas l’extradition de ses ressortissants, poursuivis à l’étranger.

La Russie nie les accusations

©REUTERS

De son côté, la Russie dénonce les accusations de l’enquête estimant qu’il n’existe pas de "preuve concrète", et accuse les enquêteurs de ne pas avoir pris en compte leurs données et version des faits. "Une fois de plus, des accusations tout à fait gratuites sont avancées contre la partie russe et visent à discréditer la Fédération de Russie devant la communauté internationale", a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères.

La Russie va néanmoins continuer d’apporter son assistance à l’enquête pour établir la vérité sur le crash du vol MH17 et pour que "les vrais responsables de ce qui s’est passé soient dûment punis", a-t-il ajouté. Igor Guirkine, l’un des suspects, dément toute implication des séparatistes ukrainiens pro-russes dans la tragédie, et a annoncé qu’il ne témoignerait pas dans le cadre de cette affaire.

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