Les premiers "gülénistes" jugés à Istanbul, ils risquent la prison à vie

©REUTERS

Un tribunal spécial est en construction tant le nombre d'accusés est grand (40.000 arrestations). En attendant, les premiers policiers jugés rebelles comparaissent pour désobéissance. Ils risquent la prison à vie.

Le premier procès lié au putsch manqué de l'été dernier en Turquie s'est ouvert près d'Istanbul. Vingt-neuf policiers comparaissent pour avoir désobéi à l'ordre de défendre la résidence stambouliote du président Recep Tayyip Erdogan dans la nuit du 15 au 16 juillet, pendant laquelle une partie de l'armée équipée de chars, d'hélicoptères et d'avions de chasse a attaqué le Parlement et tenté de renverser le gouvernement, faisant quelque 240 morts.

Les prévenus sont jugés par un tribunal de Silivri, à l'ouest d'Istanbul, qui a été placé sous haute surveillance. Les journalistes n'ont pas été autorisés à emporter des appareils photographiques à l'intérieur du bâtiment. L'accusation a requis des peines de prison à vie pour 21 policiers. Les autres risquent de sept ans et demi à quinze ans d'emprisonnement.

Les protagonistes présumés du putsch manqué comparaîtront plus tard devant la justice, probablement l'an prochain.

Un tribunal spécial est en cours de construction dans un quartier d'Ankara car aucun tribunal de Turquie n'est assez vaste pour accueillir un aussi grand nombre de prévenus.

Depuis l'échec du coup d'Etat, de vastes purges ont été menées par les autorités au sein de l'armée, la police, la justice, l'enseignement, l'administration et les entreprises. Plus de 100.000 personnes ont été limogées ou suspendues de leurs fonctions et 40.000 ont été arrêtées.

Le gouvernement accuse le réseau du prédicateur en exil Fethullah Gülen d'avoir fomenté la tentative de coup d'Etat. Ce dernier, ancien allié du président Erdogan devenu son premier ennemi, a condamné le putsch et dément toute implication.

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés