Les prochains jours seront cruciaux pour les négociations sur le Brexit

Le négociateur en chef de l'UE, Michel Barnier, croit toujours en la possibilité d'un accord commercial avec le Royaume-Uni. ©EPA

L'Union européenne et le Royaume-Uni se sont lancés dans une course au finish pour tenter de conclure un accord commercial avant l'échéance du 1er janvier. Les progrès demeurent insuffisants, selon Michel Barnier.

Le négociateur en chef de l'Union européenne (UE) pour le Brexit, Michel Barnier, a informé ce mercredi les ambassadeurs des États européens sur l'état d'avancement des négociations sur la relation future avec le Royaume-Uni. À un mois de la fin de la période de transition, un accord commercial avec Londres reste toujours incertain, selon le Français. Malgré la reprise des négociations le week-end dernier, aucun camp ne semble prêt à accorder des concessions satisfaisantes. Les prochains jours seront cruciaux.

Dans cette course contre la montre, les négociations ont enregistré certains progrès, affirme le négociateur européen. Mais plusieurs points de blocage restent en souffrance. Les mêmes depuis depuis des mois. L'accès des pêcheurs européens aux eaux poissonneuses britanniques, les garanties demandées à Londres en matière de concurrence et le règlement des différends dans le futur accord commercial. Selon certaines sources, des avancées auraient été réalisées ces derniers jours sur les deux premiers points.

En matière de pêche, le Royaume-Uni serait prêt à ne conserver qu'un volume de 60% des poissons pêchés dans ses eaux territoriales, contre 80% auparavant. Ce n'est pas encore de quoi satisfaire l'UE, qui n'offre que 15% à 18%. Certains pays européens rechignent à abandonner leurs concessions historiques dans les eaux britanniques.

Si l'UE et le Royaume-Uni ne parviennent pas à s'accorder cette semaine, "il deviendra difficile de garantir un accord d'ici le 1er janvier", selon Michel Barnier.

La Belgique concernée

Dans moins de trente jours, le Royaume-Uni cessera d'appliquer le droit communautaire. En l'absence de compromis, les conséquences seront désastreuses pour les deux blocs, en particulier pour les pays entretenant des relations commerciales intenses avec le Royaume-Uni. Un accord pour la pêche, par exemple, est attendu avec impatience par les pays les plus concernés, comme la France, la Belgique et le Pays-Bas. Quant aux relations commerciales entre l'UE et le Royaume-Uni, elles seront gérées comme entre pays tiers, par les règles de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC).

"Les pourparlers reprendront jeudi, certains négociateurs estiment qu'un accord, dont les contours sont toujours incertains, peut encore être conclu vendredi", dit une source européenne. A défaut, les négociations reprendront durant le week-end. Elles pourraient se poursuivre au finish jusqu'au prochain sommet européen, prévu le 10 décembre. Le temps presse, car un éventuel accord devrait encore faire l'objet d'une approbation par les parlements britannique et européen.

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