Charles Michel demande à Vladimir Poutine la "libération immédiate" d'Alexeï Navalny

Le dissident russe Alexeï Navalny lors de son arrestation à l'aéroport de Moscou, après 5 mois de convalescence suite à son empoisonnement au Novitchok. ©EPA

Le président du Conseil européen Charles Michel a fait part au Président russe des inquiétudes de l'UE quant au sort du dissident Alexeï Navalny, et réclamé sa libération rapide.

Le président du Conseil européen Charles Michel a mis en garde le Président russe Vladimir Poutine, vendredi lors d'un appel téléphonique, concernant le sort du dissident Alexeï Navalny, emprisonné depuis son retour en Russie dimanche dernier. Charles Michel a réitéré la demande de l'Union européenne pour que la Russie "libère immédiatement" Alexeï Navalny et "mène l'enquête sur la tentative d'assassinat contre lui, en toute transparence et sans plus tarder".

La Russie doit "libérer immédiatement" Alexeï Navalny et "mener l'enquête sur la tentative d'assassinat contre lui, en toute transparence et sans plus tarder".
Charles Michel
Président du Conseil européen

Alexeï Navalny a été arrêté le 17 janvier lors de son arrivée à Moscou, après avoir passé plus de cinq mois de convalescence en Allemagne suite à son empoisonnement au Novitchok, un poison développé par la Russie. Son arrestation a suscité une vague d'indignation dans le monde.

Le dissident russe est dans l'attente de son procès, prévu le 2 février. Il risque plusieurs années de prison. Une dizaine de ses proches collaborateurs ont également été arrêtés ces derniers jours. Certains d'entre eux, dont sa porte-parole Kira Yarmysh, ont été condamnés à une peine d'emprisonnement après un procès sommaire. Des manifestations, interdites par le pouvoir, sont prévues ce weekend dans 65 villes de Russie pour exiger leur libération. La police russe a menacé de réprimer toute participation à ces rassemblements.

Menace de nouvelles sanctions

Le président du Conseil européen a informé le Président Poutine de la "grande inquiétude" de l'UE "face aux récents développements" et a appelé à "respecter pleinement et sans condition les droits d'Alexeï Navalny".

Cette mise en garde entre dans le cadre d'un débat sur la prise de sanctions contre la Russie. La question sera traitée lors de la réunion des ministres européens des Affaires étrangères, prévue lundi.

"La Belgique entend placer la question Navalny dans le cadre plus large du respect des droits humains par la Russie."
Un diplomate européen

Plusieurs États membres, en particulier les pays baltes, soutiennent ces nouvelles sanctions. D'autres pays, comme la Hongrie, Chypre et la Grèce, sont moins enclins à s'en prendre à Moscou.

"Les droits d'Alexeï Navalny doivent être respectés et il doit être libéré", a souligné la ministre belge des Affaires étrangères Sophie Wilmès. Lors du débat de lundi, "la Belgique entend placer la question Navalny dans le cadre plus large du respect des droits humains par la Russie", indique un diplomate européen.

Le Parlement européen a exigé jeudi l'adoption de sanctions contre "les personnes physiques et morales" impliquées dans l'arrestation d'Alexeï Navalny. Les eurodéputés réclament aussi des sanctions contre les proches du Président Poutine et les oligarques liés au régime. Ils demandent également que le projet de gazoduc Nord Stream 2, qui reliera la Russie à l'Europe, soit suspendu.

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