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interview

Niall Ferguson: "Le changement climatique nous rend myopes"

Niall Ferguson s'attend à "une année ennuyeuse". Mais il anticipe de nombreux fléaux sur le long terme. ©Bloomberg

Dans son dernier livre, Niall Ferguson nous plonge dans le monde des catastrophes. L’occasion de placer la crise sanitaire sur l’échelle des fléaux qui ont touché notre planète, et de jeter des prédictions percutantes sur les fléaux à venir.

Nous l’avions virtuellement reçu en début d’année lors du New Year Event de Mediafin, l'éditeur de L’Echo. Près d’un an et un livre plus tard, Niall Ferguson revient nous parler des "Apocalypses"*, titre français de son dernier ouvrage qui vient de sortir dans notre langue. L’historien y passe en revue les désastres auxquels a été confrontée notre espèce humaine. Des catastrophes dont la frontière entre la cause naturelle et humaine n’est pas aussi précise qu’il puisse paraître.

L’autre enseignement de cette recension est notre impréparation, notre manque de réactivité par rapport à certaines menaces qui, pourtant, sont prévisibles. Notre connaissance scientifique, nos outils de communication en temps réel, d’un bout à l’autre de la planète, ne cessent de nous équiper pour les catastrophes… passées. Bref, le bilan que dresse Ferguson nous permet d’appréhender le monde des incertitudes, tour à tour avec angoisse, frustration, relativisme ou simple zénitude.

Après la lecture du livre, rendez-vous est pris avec la rock star des prédictions pour une interview par Teams. Lorsque le visage de Ferguson s’affiche sur notre écran, nous distinguons à peine ses traits, noyés dans un nimbe de lumière presque christique (simple fruit d’un généreux soleil californien). "Je vais fermer les stores", réagit-il à notre remarque sur la météo plutôt brumeuse en Belgique. "Mais ne soyez pas trop jaloux des gens qui habitent la Californie, il y a aussi beaucoup de mauvais côtés: incendies, tremblements de terre. J'aime vivre parmi les arbres, mais un jour, ça va mal se passer. J'avais cette menace en tête quand j'ai écrit mon livre."

Votre livre parle aussi des pestes, famines, guerres, etc. Comment caractériseriez-vous la pandémie de coronavirus?

"Une partie du problème est que nous pensons devoir absolument prédire les désastres. C'est pour ça qu'on écoute souvent les Cassandre et les prophètes de tout bord."

Ce n'est clairement pas le pire désastre de notre histoire. Il ne figure pas dans la liste des 10 plus grandes pandémies, ni probablement des 20 plus grands désastres dans un sens plus global. Certes le nombre de morts est très élevé: 5 millions. Certains avancent des chiffres trois fois plus élevés (dans sa dernière édition, le magazine britannique The Economist parle de 3,3 fois le chiffre officiel, NDLR). Mais cela reste des pourcentages relativement bas comparés à l'ensemble de l'humanité. Les statistiques les plus pessimistes tournent autour de 0,2% de la population en 2020, un ordre de grandeur plus petit que la grippe espagnole des années 1918-1919, qui a tué environ 2% de la population. Et deux ordres de grandeur de moins que la Peste noire, qui a probablement tué plus de 20% de la population, voire plus de 30%. Et si vous l'ajustez à l'âge des personnes qui sont décédées, et qui contrairement aux autres pandémies concernaient les plus âgés, son impact est encore plus bas en années de vie perdues.

Par contre, si vous prenez l'angle économique et politique, alors l’image est différente. C'est le paradoxe de cette crise sanitaire. L'impact fiscal et monétaire et la dislocation économique sont tels que ça ressemble à une guerre mondiale!

Une catastrophe pandémique allait nous toucher un jour ou l'autre, c'était prévu. Pourtant, nous n'étions pas du tout préparés. Comment faire mieux?

Une partie du problème est justement que nous pensons devoir absolument prédire les désastres. C'est pour ça qu'on écoute souvent les Cassandre et les prophètes de tout bord. Mais par sa nature, un désastre, qu'il s'agisse d'une pandémie, d'une guerre, d'un tremblement de terre ou d'une éruption volcanique, est imprévisible, tant dans son avènement que dans son ampleur.

"La liste des régimes autoritaires qui ont bien géré la pandémie est très courte."

Le problème est que lorsque ces désastres apparaissent, il faut être capable de réagir avec rapidité, et ce dès les premiers signes. La plupart des démocraties occidentales ne l'ont pas fait avec la pandémie et ont largement échoué. Elles ont hésité, ont fait de mauvaises analyses, n'ont pas pris des mesures avant la mi-mars 2020, alors qu'on voyait, notamment en Corée du Sud et à Taïwan, ce qu'il fallait faire: du testing à large échelle, du contact tracing, de l'isolement des personnes infectées. C'est ce qui a aidé ces deux pays à afficher des mortalités beaucoup plus faibles que dans les pays occidentaux. Nous avons beaucoup plus de connaissances scientifiques qu'il y a 100 ans ou même 15 ans – nous avons réussi à comprendre presqu'immédiatement la structure génétique du virus –, mais nous sommes lents à réagir, nos systèmes bureaucratiques nous empêchent de gérer l'urgence.

Est-ce à dire que nos démocraties ont moins de chance de réussir qu'un gouvernement autoritaire?

En fait, et heureusement, la réponse est non. Votre question montre que nous analysons mal la situation. On a dit que la Chine avait réussi à prendre le contrôle de la situation et avait empêché une croissance exponentielle dans les provinces autres que le Hubei (où se trouve la ville de Wuhan, là où le virus est apparu officiellement, NDLR). Mais l'idée que nous pouvions suivre cet exemple, c'est-à-dire ce fameux lockdown auquel se sont essayées la plupart de nos démocraties occidentales, était mauvaise pour deux raisons. D'abord, aucun État occidental n'a cette capacité de mettre en place un lockdown comme peut le faire le Parti communiste chinois (PCC). Tous les immeubles à appartements ont un membre du PCC dont le rôle est de surveiller tous les voisins. Nous n'avons pas ça chez nous. La bonne nouvelle est que la plupart des autres États totalitaires ont mal géré la situation. Même si la situation n'est pas vraiment claire – on ne peut pas vraiment se fier aux chiffres officiels –, il est évident que la Russie est toujours bien loin de contrôler la situation. La situation en Iran a été terrible au début. La liste des régimes autoritaires qui ont bien géré la pandémie est très courte.

Vous comparez la crise sanitaire actuelle avec l'épisode de grippe aviaire asiatique de 1957-1958. Vous montrez que la réponse des autorités était beaucoup plus centralisée et efficace. S'agit-il là d'une exception?

Les leçons de 1957-58 ne sont pas très simples. Le virus n'était pas le même, c'était une grippe. Le taux de mortalité était plus faible (entre 1 et 2 millions, NDLR). Ceci dit, ce qui m'a frappé en analysant cette époque, c'est la vitesse de réaction. Les institutions aux États-Unis étaient relativement jeunes, les Centers for Disease Controle and Prevention (CDC) ont été créés après la Seconde Guerre mondiale. Ils étaient assez petits et plus agiles. Le président Eisenhower avait déjà fait face aux guerres et à certaines pandémies, et je trouve qu'il a pris des décisions intelligentes. Ils savaient qu'ils ne pouvaient pas recourir au lockdown, ils se sont concentrés sur l'avènement d'un vaccin. Il n'y a eu aucun arrêt détectable de la vie économique et sociale.

"Parfois je me dis que je verrai de mon vivant la fin des États-Unis tels qu'on les a connus. Ce serait la plus grande catastrophe: l'instauration d'une forme de totalitarisme."

Eisenhower serait choqué de ce qui se passe aujourd’hui. Nos agences publiques – et ceci ne concerne pas seulement le secteur des soins de santé – sont devenues avec le temps beaucoup plus bureaucratiques, plus grandes et moins efficaces. En outre, en 1957, il n'y avait pas comme aujourd'hui une politisation de la santé publique. Personne ne débattait de la moralité des vaccins, les gens étaient juste heureux qu'il y en ait, comme pour la polio. Cette politisation récente est évidemment liée à l’apparition d'Internet et des réseaux sociaux, qui ont amplifié les théories du complot.

La crise sanitaire a-t-elle créé un divorce durable entre les populations et leurs institutions?

L'une des grandes leçons de l'histoire, depuis l'Empire romain en passant par la Renaissance, est que les républiques ont une vulnérabilité intrinsèque. Un démagogue peut dire aux masses que l'élite est corrompue et donc que la Constitution est une escroquerie. Et aujourd'hui, la technologie favorise les démagogues.

Ce qui me frappe, aux États-Unis, c’est que les deux camps politiques, démocrates et républicains, remettent en question les normes constitutionnelles. L'extrême droite les questionne de diverses manières, mais la gauche n’est pas en reste: certains démocrates plaident pour que les élections se basent sur le nombre de voix de la population et non des grands électeurs, mais ce n'est pas ce que prévoit la Constitution. Des deux côtés, on conteste les règles du jeu, et ça, c'est vraiment dangereux. Parfois je me dis que je verrai de mon vivant la fin des États-Unis tels qu'on les a connus. Ce serait la plus grande catastrophe: l'instauration d'une forme de totalitarisme. Je pense que les États-Unis doivent désormais envisager cette possibilité. C'était le point de vue de Robert Kagan (politologue, ancien républicain, qui a quitté le parti en 2016 lors de la campagne présidentielle, critiquant le "fascisme" de Donald Trump, NDLR) dans une opinion récente publiée dans le Washington Post, où il écrit que si Trump est réélu, cela mènerait à une crise constitutionnelle. Je le pense aussi, tout comme je pense qu'il sera réélu.

Dans une précédente interview, vous nous disiez ne pas croire dans la durée du trumpisme. Les choses ont changé?

"La victoire démocrate de 2020 a probablement mangé son pain blanc. Ils vont sans doute perdre les élections à mi-mandat. Ce qui, à mon avis, va mener Trump à la victoire en 2024."

En janvier dernier, il y a eu cette espèce de coup d'État par les trumpistes pour contrecarrer l’officialisation des résultats des élections. Un épisode qui a mené à un autre coup d'État: la censure radicale de Trump par les Big Tech. L'ironie, c'est que cela a aidé Donald Trump. Sa disparition lui permet de regagner en popularité. Les gens ne sont plus inondés par ses tweets intempestifs, ce qui leur donne cette impression que, finalement, durant sa présidence, les choses allaient mieux. Mais il y a aussi cette réaction typique lors des fléaux: une volonté absolue de revenir à une certaine normalité. Au départ, Joe Biden l’incarnait, il était le Président américain de la vieille école. Le problème quand on vote pour la normalité, c'est quand vous ne pouvez pas l'obtenir. Pour l'instant, l'administration Biden n'a pas rempli cette promesse.

Les effets de la pandémie ne s’effacent pas vraiment. Est-ce que ça renforce le schisme au sein de la population américaine?

Prenez l'éducation, un sujet pratiquement inexistant auparavant. Pourquoi pensez-vous que, soudain, tout le monde en parle? Parce qu'à cause du confinement, les parents ont vu ce que leurs enfants étudiaient. C'est devenu un sujet primordial au niveau politique, comme l'a montré récemment l’élection du gouverneur de Virginie (début novembre, le multimillionnaire Glenn Youngkin, novice en politique, a battu le gouverneur démocrate sortant, Terry McAuliffe, en faisant campagne sur un enseignement résolument conservateur, NDLR). Vous voyez, la pandémie a eu un effet en cascade inattendu. De la même manière, la victoire démocrate de 2020 a probablement mangé son pain blanc. Ils vont sans doute perdre les élections à mi-mandat l'année prochaine. Ce qui, à mon avis, va mener Trump à la victoire en 2024.

Dans The Economist, vous avez publié en août un article sur la menace qui pèse sur la suprématie des États-Unis, avec cette phrase terrible: "L'affaiblissement d'une dominance mondiale est rarement un processus pacifique." Nous dirigeons-nous dans cette voie?

"À un certain moment, les gilets jaunes vont revenir dans les rues, pas qu'en France, mais partout en Europe."

Depuis une vingtaine d'années, je ne cesse d’évoquer les ressemblances entre les États-Unis d'aujourd'hui et l'Empire britannique de l’entre-deux-guerres: une étendue mondiale mais fragile, un endettement colossal, une population domestique profondément divisée, tout ça nous mène à voir le problème du XXe siècle se répéter aujourd’hui. L'Empire britannique a échoué à deux reprises à dissuader l'Allemagne d’entrer en guerre. Je crains que les États-Unis soient dans la même position, avec un consensus de plus en plus faible autour du rôle de gendarme du monde face au défi croissant que pose la Chine. L’ironie, c’est que cet article de The Economist, je l'avais écrit en mai, mais que sa publication en août a coïncidé avec la chute de Kaboul. Et depuis, rien ne vient me contredire. Au contraire, je vois de plus en plus d'engagement vis-à-vis de Taïwan, sans que cet engagement me paraisse crédible. C'est une erreur fatale. La partie adverse se dit alors qu'elle peut prendre le risque d'une confrontation: les États-Unis ne peuvent pas vraiment dissuader la Chine de le faire. Ça nous ramène à 1914 et à 1939.

Est-ce là le prochain désastre qui nous attend: une guerre avec la Chine?

C'est clairement un candidat. Je ne peux évidemment rien prévoir. Mais la probabilité n'est pas nulle que la Chine tente de prendre le contrôle de Taïwan dans les trois prochaines années. Mettez-vous à la place de Xi Jinping: Taïwan est son objectif ultime. Il voit maintenant qu'il en a besoin pour des raisons domestiques, parce que son économie ralentit, que le nationalisme est la garantie de sa légitimité et que si Trump revient en 2024, il ne pourra plus intervenir: l'aventure serait plus risquée, Trump est complètement fou, on ne sait pas ce dont il est capable. Et il voit aussi que les gars de l'administration Biden, c'est un peu l'équipe d'Obama qui, rappelez-vous, a permis l'invasion russe de l'Ukraine et l'annexion de la Crimée. Je pense que les Chinois vont bouger d'ici peu, ils doivent le faire sinon ils ratent une opportunité. Les conseillers de Biden diront alors que le geste est plus grave qu'en Ukraine. Biden aura les Japonais au téléphone, les Sud-Coréens, les Australiens. Ils lui diront qu’il faut bouger, sinon il y aura de graves conséquences. C'est comme ça que les guerres commencent! Avec chaque camp sous-estimant les résolutions de l'autre et le puissant du moment n'arrivant pas à dissuader la puissance montante. C'est cet échec de la dissuasion qui a été la clé des guerres au XXe siècle

Le changement climatique nous pend aussi au nez. N'est-il pas le prochain désastre annoncé?

Le changement climatique est réel, c'est malheureusement la catastrophe sur laquelle nous passons le plus de temps. Nous sommes fascinés par cette catastrophe. C'est pour cela qu'on a des conférences sans fin sur le sujet, comme celle qui vient de se terminer. Mais c'est le plus lent des "rhinocéros gris" (des menaces très probables, à fort impact, mais négligées, NDLR). Si vous pensez à un troupeau de rhinocéros gris, le changement climatique, c’est le tout gros à l'arrière. Alors que, on l'a vu l'année passée, la pandémie est un rhinocéros plutôt rapide. Même chose pour la guerre. On a un problème de myopie: on est fascinés par un gros scénario catastrophe, qui est celui du Giec. Au plus on y pense, et au plus on écoute des prédictions millénaristes comme celles de Greta Thunberg et d'autres, au plus on ignore les autres désastres beaucoup plus imminents.

"Peu d'organisations gouvernementales ont réellement cherché à savoir quoi faire si, un jour, le monde se réveille sans internet, sans GSM, sans lumière."

L'autre problème, c'est qu'on poursuit des politiques, particulièrement en Europe, qui vont probablement se retourner contre nous. On ne peut pas évoluer rapidement vers une économie entièrement alimentée par de l’énergie solaire et éolienne. D'un point de vue technologique, ce n'est pas faisable. L'effet à court terme du Green Deal européen va se traduire par une augmentation des prix énergétiques. Et dans le même temps, les Chinois et les Indiens vont continuer à brûler du charbon, avec comme résultat que, malgré le sacrifice européen, on ne sauvera pas la planète. Et dans le processus de cet échec en différé, l'Europe en paiera une part disproportionnée, ce qui risque de causer un retour de flamme politique. À un certain moment, les gilets jaunes vont revenir dans les rues, pas qu'en France, mais partout en Europe.

Et l'Europe payera en même temps les conséquences de cet échec sous la forme d'une migration de masse. Parce que, soyons honnête, le changement climatique ne tue pas autant qu'il fait bouger les gens, ses effets sont beaucoup trop lents pour être plus meurtriers. Et il est plus facile de bouger vers le nord depuis l'Afrique, et vers l'ouest depuis l'Asie, que de rejoindre les États-Unis. Je sens que ce très lent rhinocéros gris va créer de gros problèmes pour les leaders et électeurs européens.

Quelle catastrophe voyez-vous en 2022?

La plus grande probabilité est que rien n'arrive. Je m'attends à une année ennuyeuse. La plupart des années le sont d'ailleurs. Je ne crois pas que les Chinois bougeront vis-à-vis de Taïwan avant le Congrès du parti (le XXe Congrès du Parti communiste chinois doit se tenir à l'automne 2022, NDLR). L'administration Biden est au bout de sa logique, elle ne peut plus faire grand-chose sauf attendre sa propre destruction au cours des élections de mi-mandat. Il y aura quelques catastrophes locales, en Afghanistan, au Liban, dans certains pays africains, en Amérique latine. Mais elles n'auront pas une résonance mondiale. On aura aussi un résultat ennuyeux aux élections françaises.

Par contre, je songe davantage à une cyberguerre, une guerre de l'intelligence artificielle. Ce sera très différent des guerres que l'on a connues jusqu'à présent. Toutes les grandes nations ont l'équipement nécessaire pour anéantir des infrastructures critiques de leurs adversaires. Et peu d'organisations gouvernementales ont réellement cherché à savoir quoi faire si, un jour, le monde se réveille sans internet, sans GSM, sans lumière. C'est ce genre de scénario qui va nous prendre par surprise, alors qu'il est très probable.

Parvenez-vous dormir avec ces scénarios en tête?

Je ne dors pas par tranquillité d'esprit, mais par épuisement (rires). Et puis, si vous n’avez pas quelques cauchemars dans votre sommeil, c'est que vous manquez d'imagination (rires).

  • "Apocalypses - De l'Antiquité à nos jours", Niall Ferguson
    Éditions Saint-Simon
    404 pages, 24,90 euros

Les phrases clés

  • "Aucun État occidental n'a la capacité de mettre en place un lockdown comme peut le faire le Parti communiste chinois. Tous les immeubles à appartements ont un membre du PCC dont le rôle est de surveiller tous les voisins."
  • "Si Trump est réélu, cela mènera à une crise constitutionnelle. Et je pense qu'il sera réélu."
  • "Les États-Unis ne peuvent pas vraiment dissuader la Chine d'envahir Taïwan. Ça nous ramène à 1914 et à 1939."
  • Le Green Deal européen va se traduire par une augmentation des prix énergétiques. Et dans le même temps, les Chinois et les Indiens vont continuer à brûler du charbon.

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