"Nous devons écouter les scientifiques" (Greta Thunberg)

Greta Thunberg et le ministre belge de la Mer du Nord, Philippe De Backer ©BELGA

Greta Thunberg a appelé les dirigeants de la planète à "être unis derrière les scientifiques" du Giec, ce mercredi à New York, lors d'une réunion en marge de l'assemblée générale de l'ONU. Le ministre belge de la Mer du Nord Philippe De Backer a soutenu les propos de la militante écologique.

Les "Blue Leaders", les dirigeants de plusieurs Etats de la planète, dont la Belgique, considérés comme les bons élèves de la lutte contre le réchauffement climatique, ont réagi à la parution du rapport spécial du Giec sur les océans et la cryosphère, ce mercredi à New York, lors d'une réunion de haut niveau en marge de l'assemblée générale de l'ONU. La jeune Suédoise Greta Thunberg était leur invitée.

Selon ce rapport spécial du Giec, si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas maîtrisées, le niveau des mers pourrait s'élever d'un mètre d'ici 2100, menaçant d'engloutir des terres et des villes. La montée devrait atteindre cinq mètres d'ici 2300.

"Une crise existentielle pour l'humanité" (Thunberg)

"Je régirai brièvement, je ne vais pas détourner l'attention de la publication de ce rapport, a confié Greta Thunberg, il s'agit d'une crise existentielle pour la biosphère et l'humanité".

Pour la militante écologique, icône de millions de jeunes manifestant chaque vendredi à travers la planète, "la question climatique et la crise écologique sont au-delà des partis politiques (...) Nous pouvons résoudre la situation, c'est possible, mais nous devons continuer".

"Nous devons écouter les scientifiques, nous devons être unis derrière les scientifiques et agir avec les scientifiques", a-t-elle conclu, très émue.

"Science, science, science" (De Backer) 

"Science, science, science. Je suis scientifique et ce qu'elle a dit, c'et exactement le message. Il faut un avis scientifique étayé par des faits et c'est à nous de régir ensuite" a confié à L'Echo le ministre belge de la Mer du Nord, Philippe De Backer, en réaction aux propos de Greta Thunberg.

"On était au courant de la situation, nous avons déjà commencé à réagir, mais nous devons être plus ambitieux, a-t-il dit, ce rapport ouvre de nouvelles possibilités, des éléments clés, pour appliquer l'accord de Paris".

Le ministre De Backer a rappelé que des mesures ont été prises en Belgique pour tenter de répondre à une montée du niveau de la mer, telle que prévue par le Giec, la Flandre étant exposée à une telle situation.

"Les autorités belges, les armateurs et les ports se sont engagés à la neutralité carbone", a-t-il ajouté. La Belgique fait partie d'une coalition de pays s'étant engagée à réduire de moitié les volumes de gaz à effet de serre émis par la navigation maritime.

Plusieurs dirigeants et représentants de pays exposés à la montée des océans ont pris la parole lors de cette rencontre pour défendre les conclusions du rapport du Giec. "La terre souffre, océan souffre et l'espère humaine souffre. Tout cela va s'aggraver, à moins qu'on ne change l'histoire", a dit le président du Chili, Sebastian Pinera.

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect

Messages sponsorisés

n