"Nous n'allons pas déployer de nouveaux missiles nucléaires en Europe" (Otan)

Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l'Otan, prône un renforcement des systèmes de défense aérien et antimissile face à la menace russe.

Les ministres de la Défense de l'Otan se pencheront ces mercredi et jeudi sur les questions prioritaires pour la sécurité des États de l'Alliance, la pacification du Moyen-Orient, la lutte contre le terrorisme et les mesures à prendre pour contrer les nouveaux systèmes de missiles russes.

Nouveaux missiles russes, menace terroriste, guerre en Syrie... L'ordre du jour sera chargé lors de la rencontre des ministres de la Défense de l'Otan mercredi et jeudi à Bruxelles. 

Les questions de sécurité au Moyen-Orient seront abordées mercredi. L'escalade de la violence en cours à Idleb (Syrie) entre l'armée turque et les forces syriennes soutenues par la Russie inquiète l'Otan. "La situation à Idleb nous préoccupe beaucoup. Nous avons constaté des attaques atroces contre les civils, affirme Jens Stoltenberg, secrétaire général de l'Otan. Nous appelons Assad et la Russie à faire cesser ces attaques." 

"La situation à Idleb nous préoccupe beaucoup. Nous avons constaté des attaques atroces contre les civils."
Jens Stoltenberg
Secrétaire général de l'Otan

La Turquie, qui fait partie de l'Otan, a perdu cinq militaires lors d'un bombardement de l'armée syrienne pour tenter de reprendre Idlib. Ankara a envoyé sur place de nouvelles forces, redoutant qu'une offensive syrienne de grande ampleur provoque une nouvelle vague migratoire

La menace terroriste sera aussi au cœur des discussions. "Daesh ne contrôle plus aucun territoire. Mais nous devons en faire davantage", résume Jens Stoltenberg. L'Otan poursuivra la formation de l'armée irakienne. 

Contrer les missiles russes

Jeudi, les ministres de la Défense discuteront de la mise en œuvre des mesures pour contrer le déploiement de missiles russes SSC8 capables d'atteindre des villes européennes et ayant entraîné la suspension du traité de non-prolifération INF de 1987.

Le missile russe Avangard, capable d'atteindre Mach 27 (33.000 km/h) et de frapper n'importe quelle cible dans le monde.

Depuis un an, l'Alliance modernise ses moyens défensifs aériens et antimissiles. "L'Otan a commencé à répondre en accroissant la disponibilité de ses forces", résume Jens Stoltenberg.

Mais la Russie développe d'autres armes balistiques, comme les missiles hypersoniques Avangard, capables d'atteindre Mach 27 (33.0000 km/h) et de franchir tous les boucliers antimissiles. "Nous n'allons pas imiter la Russie, nous n'allons pas déployer de nouveaux missiles nucléaires en Europe, mais une défense crédible face au système russe", dit Jens Stoltenberg.

L'Otan moins populaire en France

Que pensent les Occidentaux de l'Otan? De manière générale, le sentiment est positif, selon une étude Pew Reserach menée dans 16 États. Plus de la moitié des répondants apprécient l'Otan (53%), en particulier en Pologne (82%), en Lituanie (77%), aux Pays-Bas (72%), au Canada (66%) et au Royaume-Uni (65%). Un sentiment stable depuis une dizaine d'années.

Par contre, la popularité de l'alliance a reculé en France de 60% en 2017 à 49% en 2019. Le repli est aussi notable en Allemagne, où 57% des gens appréciaient l'Otan en 2019 contre 67% deux ans avant.

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