Nouveau siège de l'Otan: par ici la visite!

©AFP

Le chantier du nouveau siège de l’Alliance atlantique évolue favorablement. Le déménagement est prévu aux environs de mars 2016. Jusqu’ici, l’enveloppe est largement respectée. 

Des dizaines de milliers de navetteurs passent tous les jours devant ce chantier pharaonique situé le long du boulevard Léopold III à Haren, en se demandant parfois qui en est le commanditaire: en phase d’achèvement, le gros oeuvre du nouveau siège de l’Otan donne déjà une bonne idée de la physionomie du futur navire amiral de l’Alliance atlantique. A savoir un imposant complexe de 250.000 m2 constitué de huit longues ailes vitrées à sept niveaux, entrecoupées de quatre ailes plus modestes. 

Trois ans après les premiers coups de pelle, le plus grand chantier immobilier de Belgique évolue favorablement, ont expliqué plusieurs responsables de l'Otan et de la Défense nationale belge, lors d'une visite du site en compagnie de quelques journalistes européens. L’Alliance devrait pouvoir entrer dans ses nouveaux murs en mars 2016. Le retard dû aux quelques impondérables, comme des sols non conformes aux attentes ou la découverte de bombes datant de la Seconde guerre mondiale, avait été intégré dans le calendrier dès le départ. 

La décision de construire un nouveau siège à Bruxelles, juste en face de l’actuel, a été prise par les hauts responsables de l’Otan lors d’un sommet à Washington en 1999. Les bâtiments actuels -provisoires à leur construction en 1967- avaient largement fait leur temps et n’offraient plus aucune possibilité d’extension ou de rénovation. "Cinq ans plus tard, l’Otan a demandé à la Belgique de prendre en charge la gestion du projet. Un Memorandum of Understanding (MOU) a été signé entre l’Alliance et la Belgique" explique le colonel Lieven Vanheste, qui dirige à la Défense nationale l’équipe de gestion du projet. La Belgique a offert le terrain (une quarantaine d’hectares de l’ancien Quartier Roi Albert), tandis que les Etats membres de l’Otan prennent en charge le coût de la construction et de l’équipement des bâtiments. L’enveloppe totale est évaluée jusqu’ici à 750 millions d’euros, soit moins que le plafond d’un milliard qui avait été prévu initialement. Quelques dépenses supplémentaires -sécurité de construction, transition, révision annuelle- sont toutefois encore prévues. 

Ce sont les bureaux d’architecture SOM (US-GB) et Assar (B) qui ont conçu et dessiné le nouveau siège. Un consortium international d’entreprises, BAM Alliance, qui réunit des partenaires néerlandais, belges, allemands, français et britanniques, a été chargé de la construction. Plus de six cents ouvriers de centaines d’entreprises sous-traitantes de tous les États membres de l’Otan travaillent quotidiennement sur le chantier. 

Le nouveau site utilisera très largement des technologies "durables", comme le stockage d’énergie thermique en souterrain, le refroidissement et le chauffage par les sols ou encore la collecte des eaux de pluie.  Des milliers de tonnes de gravats issus de matériaux de démolition ont également été utilisés.  Par ailleurs, "la sécurité a été largement prise en compte dans la réalisation, ajoute encore le colonel Vanheste.  L’Otan a décidé de renforcer le bâtiment, notamment après les attentats de 2001. Il a fallu ajouter une couche de sécurité. Les façades ont été conçues pour offrir un certain niveau de protection contre les explosions, tout en admettant la lumière du jour. Mais cela reste un bâtiment de bureaux, et pas un bunker".  On n’en saura pas plus sur les mesures de sécurité…

Reste maintenant la question à plusieurs dizaines de millions d’euros: qu’adviendra-t-il du site actuel, qui doit revenir à la Belgique?  Cela n’a pas encore été tranché. 

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