"On s'attaquera aux problèmes de migration en siégeant au Conseil de sécurité de l'Onu"

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Alors que la Belgique doit être élue ce vendredi au Conseil de sécurité des Nations unies, Didier Reynders espère obtenir 180 voix, un résultat, selon lui, "assez exceptionnel par rapport à ce qu’on pouvait attendre au départ".

Depuis 2009, officieusement, la Belgique est candidate pour un siège de membre non permanent au Conseil de sécurité des Nations unies pour la période 2019-2020. Et depuis 2015, le pays fait officiellement campagne. C'est donc un travail de longue haleine. "En 2016 nous étions venus lancer la campagne avec nos souverains à New York. Mais ça veut dire des centaines de rencontres bilatérales, des dizaines et des dizaines de rencontres multilatérales où on a défendu notre candidature", explique Didier Reynders au mirco de Bel RTL.

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Et ce vendredi, après près de 10 ans de campagne, la Belgique doit être élue - sans surprise - pour y siéger. Israël s'étant désisté, la Belgique et l'Allemagne sont certaines d'être désignées puisque ce sont les deux seuls pays en course du groupe géographique pour lequel deux sièges sont disponibles. Didier Reynders se montre confiant: "Normalement, avec deux candidats pour deux places, les choses sont plutôt bien engagées. Mais on doit avoir le plus grand nombre de voix possible parce que je crois qu’il faut aller au Conseil de sécurité avec un soutien important de l’assemblée générale des Nations unies. Ça renforcera encore le rôle qu’on pourra jouer autour de la table."

Les pays membres de l'Onu se réunissent à 16h (heure du verdict) à New York pour élire au total 5 nouveaux membres non permanents. Didier Reynders espère obtenir 180 voix, ce qui serait un "résultat assez exceptionnel par rapport à ce qu'on pouvait attendre au départ."

"La Belgique est attendue comme un pays qui soutient le multilatéralisme dans un monde où beaucoup aujourd’hui s’expriment de manière unilatérale. Nous sommes là pour essayer, avec d’autres, de soutenir le système multilatéral et puis amener notre expertise."

Le ministre des Affaires étrangères estime, concernant la migration, qu'il faut "respecter nos engagements internationaux". Il souhaite, en siégeant au Conseil de sécurité de l'Onu, s'attaquer aux causes profondes à l'origine de ces mouvements de migrations. "On doit gérer les frontières extérieures, résoudre des conflits armés, lutter contre le changement climatique, lutter contre la mal-gouvernance, contre la pauvreté qui se développe dans certains pays. Et puis il faut ouvrir un débat sur la migration légale", détaille le libéral.


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