Réchauffement: des pics à +1,5°C probables dans les cinq ans

D'après le secrétaire général de l'OMM Petteri Taala, "le bien-être humain, les écosystèmes et les économies pourraient être menacés pendant des siècles". ©AFP

L'ONU s'attend à des épisodes lors desquels le réchauffement global franchirait le seuil de +1,5°C par rapport aux niveaux préindustriels d'ici 2024.

La température moyenne à la surface de la planète devrait dépasser d'au moins 1°C les niveaux préindustriels pour chacune des années d'ici à 2024, avec de fortes probabilités de pics au-delà du seuil de +1,5°C, prédit l'Organisation météorologique mondiale (OMM). Elle évalue à 70% la probabilité de dépasser pendant un ou plusieurs mois ce seuil inscrit dans l'Accord de Paris, et de 20% celle de le franchir en moyenne annuelle.

Toutes les régions du monde, excepté certaines zones océaniques, devraient connaître des températures supérieures aux moyennes récentes, alors que les cinq dernière années ont été les plus chaudes jamais enregistrées.

"Si nous ne luttons pas contre le changement climatique, le bien-être humain, les écosystèmes et les économies pourraient être menacés pendant des siècles."
Petteri Taalas
Secrétaire général de l'OMM

Pas d'effet confinement

Les modèles prévisionnels utilisés ne tiennent pas compte des changements d'émissions résultants des mesures de confinement, mais l'institution ne s'attend pas à ce qu'elles aient un impact sur les températures.

Concentration de CO2 relevée à l'observatoire de Mauna Loa, en parties par million (ppm).

"Si nous ne luttons pas contre le changement climatique, le bien-être humain, les écosystèmes et les économies pourraient être menacés pendant des siècles", a commenté le secrétaire général de l'OMM, Petteri Taalas.

L'Accord de Paris pour le climat, adopté à l’ONU en 2015, appelle à "limiter l'élévation de la température à 1,5°C" par rapport aux niveaux préindustriels. Il n'a pas empêché, pour l’instant, la croissance continue des émissions globales de gaz à effet de serre.

Le 9 avril dernier, la concentration de dioxyde de carbone dans l'atmosphère avait atteint un niveau record de 417,8 parties par million (ppm), le niveau le plus élevé de l'histoire de l'humanité.

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