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Série "Nos super-héros" | Greta Thunberg, le pouvoir d'incarner l'avenir

©AFP

En 2018, le monde entier découvre le visage de Greta Thunberg, jeune suédoise de 15 ans qui a décidé d'entamer une grève scolaire pour alerter sur la situation climatique et l'état de la Planète. En quelques mois à peine, elle devient l'icône incontestable des écologistes à travers le monde, particulièrement des jeunes. De quoi lui donner le statut de super-héroine?

C'est un matin froid à Stockholm. À travers la brume persistante, le soleil peine à se montrer. Sur les marches du Parlement suédois, une jeune fille est assise, seule. Elle tient une pancarte sur laquelle il est écrit: "Skolstrejk för klimatet" ("Je fais la grève de l'école pour le climat"). Elle s'appelle Greta Thunberg. Deux tresses blondes, un visage à la fois doux et déterminé: elle a à peine 15 ans. Nous sommes le lundi 20 août 2018, c'est le jour de la rentrée scolaire: Greta Thunberg vient d'entamer sa première grève pour le climat. 

Il faut bien l'avouer, de prime abord, Greta Thunberg fait plus penser à Fifi Brindacier qu'à un super-héros aux pouvoirs phénoménaux et à la musculature saillante. Mais peut-être ne faut-il pas se fier aux apparences… "Elle a un peu un profil à la Peter Parker, alias Spiderman", nous explique Laurent de Sutter, professeur de théorie du droit à la VUB, qui a dirigé un ouvrage collectif 'Vies et morts des Super-héros' (PUF). "Parker, c'est le nerd de la classe, un ado qui se fait mordre par une araignée radioactive. Il y a ce côté-là chez elle. Elle vient de nulle part, elle a l'air de n'être dotée d'aucune forme de puissance, mais le monde entier finit par s'arrêter pour l'écouter."

D'entrée de jeu, son message brille par sa clarté et sa simplicité.

D'entrée de jeu, son message brille par sa clarté et sa simplicité. Cette décision de faire "grève pour le climat" a été mûrement réfléchie: il ne s’agit pas d'une crise d'ado, encore moins d'un caprice.

En mai 2018, le Svenska Dagbladet (quotidien suédois, NDLR) avait proposé aux jeunes Suédois d'écrire un article à propos du climat. Greta Thunberg était l'une des lauréates du concours. Elle avait rédigé un texte stupéfiant de maturité, mais surtout empreint d'une sincérité sombre: elle y décrit, avec ce ton si limpide et direct qui déjà la caractérise, sa crainte face au réchauffement climatique. Au même moment, elle entre en contact avec d'autres jeunes sensibilisés à la question du climat. Elle veut demander au gouvernement de réagir de manière radicale au changement climatique.

2078
"En 2078, je célébrerai mon 75e anniversaire, et si j'ai des enfants, ils fêteront peut-être ce jour avec moi. Peut-être qu'ils me parleront de vous, qu'ils me demanderont pourquoi vous n'avez rien fait quand il était encore possible d’agir", déclare Greta Thunberg à la COP24.

S'ils s'accordent tous sur le fond, la forme du projet ne fait pas l'unanimité. Ses compagnons ne croient pas à son idée de grève scolaire et préfèrent l'idée, plus classique, d'une manifestation ou d'un rassemblement. Elle décide donc de planifier seule son action: "En tant qu'étudiante, une des façons de faire pression pour obtenir des changements urgents consiste à faire la grève de l'école. À partir de maintenant, je siégerai devant le Parlement suédois jusqu'à ce que mon pays respecte l'accord de Paris", déclare-t-elle alors. Tous les vendredis, elle prend donc la décision de faire l'école buissonnière: assise devant l'institution, elle distribuera des tracts sur lesquels est écrit: "Je le fais parce que vous, les adultes, vous chi.. sur mon avenir."

Un combat de longue date

Le combat de Greta Thunberg a une longue histoire. Paradoxe: c'est sur les bancs de l'école, qu'elle entend parler pour la première fois du changement climatique. C'est un choc pour la jeune fille, alors âgée d'à peine 8 ans: "Il était absolument impossible que quelque chose d'aussi grave menace notre existence même. Parce que, sinon, nous ne parlerions de rien d'autre. Pourtant, nos dirigeants n'en ont jamais parlé", raconte-t-elle sur Médium.

Avant de changer le monde, Greta décide de changer son mode de vie. À 12 ans, elle devient végétarienne. Refusant l'hyper-consommation, elle prend soin de distinguer, de manière drastique, l'essentiel de l'inutile. Et convertit ses parents à son mode de vie.

Elle décide alors d'entamer des recherches approfondies sur le sujet. En plus de se constituer une solide culture scientifique, elle se forge une conviction: il faut que les politiques écoutent les scientifiques qui ne cessent de nous alerter sur la situation catastrophique de la planète. Il faut contraindre nos dirigeants à agir. Évidemment, ce n'est pas si simple. Alors, avant de changer le monde, Greta décide de changer son mode de vie. À 12 ans, elle devient végétarienne. Refusant l'hyper-consommation, elle prend soin de distinguer, de manière drastique, l'essentiel de l'inutile. Si dans la plupart des familles, ce sont les parents qui inspirent à leurs enfants des comportements et des habitudes, dans le cas de Greta la situation est bien différente: elle convertit ainsi son père, un acteur de 49 ans, et sa mère, une chanteuse d'opéra internationalement réputée, à son mode de vie. Elle les convainc, par exemple, d'installer des panneaux solaires sur leur maison, de construire un potager, de troquer leur voiture pour le vélo.

Le personnage fédère, séduit par sa jeunesse, sa fougue et son franc-parler. Elle réussit là où les scientifiques ont échoué: exprimer l'urgence climatique, en des termes simples et forts, aux dirigeants du monde entier.

Réformer le monde et sauver la planète

En quelques semaines à peine, l'histoire de cette jeune Suédoise qui refuse d'aller à l'école pour le climat fait le tour du monde. Le mouvement s'amplifie très rapidement. Elle était seule, la voilà rejointe par des milliers de jeunes. La grève des écoliers se propage un peu partout en Europe, puis ailleurs dans le monde. En très peu de temps, Greta Thunberg devient ainsi un modèle pour des milliers d'adolescents. Dans son sillage, d'autres figures montent au créneau. En Belgique, elle inspire notamment Anuna De Wever ou Kyra Gantois. Elle commence à voyager (en train ou en bateau) à travers le monde, prend part aux manifestations, rencontre les politiques. Le personnage fédère, séduit par sa jeunesse, sa fougue et son franc-parler. Elle réussit là où les scientifiques ont échoué: exprimer l'urgence climatique, en des termes simples et forts, aux dirigeants du monde entier.

"Elle ne s'attaque pas simplement à un méchant, un envahisseur, une injustice, mais au changement climatique: c'est le statut de la planète entière qui est en jeu."
Laurent de Sutter
Professeur de théorie du droit à la VUB, qui a dirigé un ouvrage collectif 'Vies et morts des Super-héros' (PUF)

La lutte contre le réchauffement climatique s'est trouvé un symbole, un porte-voix: Greta incarne à merveille ce combat. Sa force, c'est son humilité: elle ne se présente ni comme un homme politique ni comme une scientifique. Elle reste dans sa position: une adolescente inquiète pour son avenir qui s'étonne de l’inaction du politique et du manque de prise en compte des discours scientifiques. En d'autres mots, Greta Thunberg vient siffler la fin de la récréation. "Elle ne s'attaque pas simplement à un méchant, un envahisseur, une injustice, mais au changement climatique: c'est le statut de la planète entière qui est en jeu. L'échelle sur laquelle elle intervient est cosmique, dans le sens de l’espace où l'on vit" explique Laurent de Sutter.

En ce sens, c'est le monde entier qu'elle veut refonder en sauvant la planète: "À l’âge de la modernité technique et du désir de refonder la totalité du monde qui était le grand fantasme de la modernité dans l'entre-deux-guerres, on a fabriqué cette figure de super héros qui est un personnage censé réformer la totalité du monde, poursuit Laurent de Sutter. Il y a une sorte d'ambition un peu folle. Ce n'est pas pour rien que le premier superhéros, Superman, est un extraterrestre." 

"La biosphère est sacrifiée pour que certains puissent vivre de manière luxueuse. C'est la souffrance de nombreuses personnes qui paie le luxe de quelques autres."
Greta Thunberg

"How dare you?"

Cette gamine, que l'on pourrait se contenter de ne pas écouter, on l'écoute, ou du moins on fait mine de l'écouter, comme pour se donner bonne conscience. Son passage à la COP 24 a marqué les esprits: "La biosphère est sacrifiée pour que certains puissent vivre de manière luxueuse. C'est la souffrance de nombreuses personnes qui paie le luxe de quelques autres", s'était-elle insurgée, avant d'enchaîner, toujours sur le même ton virulent: "En 2078, je célébrerai mon 75e anniversaire, et si j'ai des enfants, ils fêteront peut-être ce jour avec moi. Peut-être qu'ils me parleront de vous, qu'ils me demanderont pourquoi vous n'avez rien fait quand il était encore possible d’agir". Et sa conclusion sonnait comme un avertissement: "Nous sommes venus ici pour vous informer que le changement s'annonce, que cela vous plaise ou non. Le vrai pouvoir appartient au peuple." C'est en 2019 qu'elle réalise son plus gros coup d'éclat. Elle navigue en mer jusqu'en Amérique du Nord où elle assiste au sommet des Nations Unies sur l'action climatique. Dans son discours, elle prononce le désormais célèbre "How dare you?" ("Comment osez-vous?") à l'ensemble des dirigeants présents qui arborent un sourire gêné…

"Je ne fais partie d'aucune organisation, je ne voyage qu'avec la permission de mon école, mes parents paient les billets et l'hébergement."
Greta Thunberg

Thunberg le cyborg?

 Mais Greta ne tarde pas à se faire des ennemis: son attitude agace. Est-elle vraiment si innocente? N'est-elle pas manipulée? Les pro-Greta et les anti-Greta se déchirent bientôt sur les réseaux sociaux. Très vite, on assiste à une levée de boucliers: considérée par certains comme une icône providentielle et par d'autres comme un produit marketing, Greta Thunberg déchaine les passions, alimente les discussions et les débats. On va jusqu'à l'accuser de monnayer ses interventions. Elle se défend: "Je ne fais partie d'aucune organisation, je ne voyage qu'avec la permission de mon école, mes parents paient les billets et l'hébergement."

"Elle fait songer à ces poupées en silicone qui annoncent la fin de l'humain et l'avènement du posthumain. Elle a le visage, l'âge, le sexe et le corps d'un cyborg du troisième millénaire: son enveloppe est neutre. Elle est hélas ce vers quoi l’Homme va."
Michel Onfray
Philosophe

Certains se mettent en tête de remettre la gamine à sa place. En première ligne, on retrouve le philosophe Michel Onfray qui rédige un texte incendiaire au sujet de la jeune suédoise, "cette jeune fille arbore un visage de cyborg qui ignore l'émotion – ni sourire, ni rire, ni étonnement, ni stupéfaction, ni peine, ni joie. Elle fait songer à ces poupées en silicone qui annoncent la fin de l'humain et l'avènement du posthumain. Elle a le visage, l'âge, le sexe et le corps d'un cyborg du troisième millénaire: son enveloppe est neutre. Elle est hélas ce vers quoi l’Homme va." Au passage, il en profite pour étriller la jeune génération qui voit en elle un exemple: "Trop contents de ce magnifique prétexte pour ne pas aller au collège, un troupeau de moutons de cette génération qui se croit libre en bêlant le catéchisme que les adultes leur inculquent, propose de suivre son exemple et offre en sacrifice expiatoire la culture qu'elle n'a pas." Selon le philosophe français, Greta Thunberg ne serait qu'une marionnette au service du "capitalisme vert". Bref, tout sauf une révolutionnaire…: "Sa voix porte le texte d'autres qui n'apparaissent pas. Qu'est-donc d'autre qu'un cyborg, si ce n'est le sujet d'acteurs invisibles? Cette intelligence est vraiment artificielle, au sens étymologique: c'est un artifice, autrement dit, un produit manufacturé."

Le super-pouvoir de la fragilité 

Les attaques qu'elle reçoit se concentrent notamment sur son syndrome d'Asperger. Atteinte de ce syndrome (forme d'autisme sans déficience intellectuelle ni retard de langage, NDLR), Greta Thunberg estime que cette particularité est un "cadeau" plutôt qu'un "handicap", comme elle l'expliquait dans le New Yorker.

"Les trajectoires héroïques, c'est après coup qu'on s'en rend compte, et qu'on se met à décoder tous les signes. Du point de vue symbolique, cela contribue à renforcer ce sentiment d'élection."
Michel Dupuis
Professeur de philosophie à l'Université de Louvain

Serait-ce là son "pouvoir"?: "Elle a un super-pouvoir, son autisme Asperger. On le lui a assez reproché. C'est un super-pouvoir qui n’en est pas un, déclare Michel Dupuis, professeur de philosophie à l'Université de Louvain. C’est à la fois une malédiction et une bénédiction, et en soi, il ne fait rien sauf rendre possible autre chose, une parole, une action." Greta est à la fois très banale – c'est une jeune fille comme les autres à bien des égards – et complètement atypique. "Il y a ce côté 'sélectionné par le destin'. Pourquoi elle, et pas quelqu'un d'autre? Elle a été élue par le hasard, enchaîne Michel Dupuis. Les trajectoires héroïques, c'est après coup qu'on s'en rend compte, et qu'on se met à décoder tous les signes. Du point de vue symbolique, cela contribue à renforcer ce sentiment d'élection." 

Le pouvoir de Greta Thunberg serait, paradoxalement, sa vulnérabilité: "il y a aussi une fragilité chez elle: c'est une force discrète, pas une figure surpuissante, et pourtant elle a lancé tout un mouvement", précise encore Michel Dupuis.

"Greta n'a pas demandé à être hors norme pour faire ce qu'elle fait. Van Gogh n'a pas demandé à être fou pour savoir peindre. Il y a là une donnée de la contingence qui est frappante, c'est une forme de vulnérabilité féconde."
Michel Dupuis
Professeur de philosophie à l'Université de Louvain

Greta Thunberg serait la super-héroïne fragile qui, en plus de bousculer notre monde, vient casser les codes des super-héros: "On ne peut pas se faire fragile pour devenir solide, commente-t-il encore. Greta n'a pas demandé à être hors norme pour faire ce qu'elle fait. Van Gogh n'a pas demandé à être fou pour savoir peindre. Il y a là une donnée de la contingence qui est frappante, c'est une forme de vulnérabilité féconde. Cela a été abondamment capté par les discours religieux. La catégorie de super-héros s'applique à elle si on prend en compte cette intelligence de la vulnérabilité, et que l'on n'est pas dans un degré premier de force, de superpuissance, qui appartient à certaines caricatures populistes." 

"Le héros ne se regarde pas, il n'a pas ce problème de savoir s'il a fait bonne figure. Peut-être qu'il séduit, mais ce n'est pas lui qui le veut, qui le cherche. D'où la dimension absolue du héros: il ne dépend de personne, il s'en fout."
Michel Dupuis
Professeur de philosophie à l'Université de Louvain

La vérité sort de la bouche des enfants 

Hormis sa vulnérabilité, c'est la vérité, le besoin de crier cette vérité et de l'incarner, qui façonne ce personnage: "Le héros ne se regarde pas, il n'a pas ce problème de savoir s'il a fait bonne figure, analyse encore Michel Dupuis. Peut-être qu'il séduit, mais ce n'est pas lui qui le veut, qui le cherche. D'où la dimension absolue du héros: il ne dépend de personne, il s'en fout, ce qui lui permet d'être terre à terre, déstabilisant, peu préoccupé par nos catégories protocolaires. C’est là qu'on retrouve cette puissance paradoxale quand on voit que la vérité sort de la bouche de l'enfant. Il y a quelque chose de ça chez Greta Thunberg."

Cette vérité, elle la jette, sans retenue, à la face des puissants. Elle donne cette image de la petite fille qui refuse le rôle de l'ingénue et coupe la parole aux adultes pendant le repas: "Elle n'est pas à sa place, c'est une petite fille qui intervient comme une boule dans un jeu de quilles, remarque encore Michel Dupuis. Les quilles sont tous ces hommes mûrs, et elle oblige à ce que les places soient rendues visibles et qu'on se questionne sur leur légitimité."

"Batman, c'est un héritier qui devient justicier, Greta Thunberg, c'est une écolière qui devient le visage de la lutte contre le changement climatique."
Laurent de Sutter
Professeur de théorie du droit à la VUB, qui a dirigé un ouvrage collectif 'Vies et morts des Super-héros' (PUF)

Si Greta Thunberg n'a pas d'équivalent féminin dans le monde des super-héros, elle se rapproche encore de la figure de Spiderman sur un autre point fondamental: "La question éthique n'arrête pas de poser problème à Peter Parker, souligne Laurent de Sutter. Greta Thunberg incarne aussi une position éthique, elle essaye d'augmenter notre sensibilité éthique face à un problème qu'on prend toujours sous l'angle politique." On pourrait aussi la comparer à Batman: "Batman, c'est un héritier qui devient justicier, Greta Thunberg, c'est une écolière qui devient le visage de la lutte contre le changement climatique, ajoute Laurent de Sutter. De son côté, Peter Parker est, a priori, bien tranquille avec ses parents, mais se retrouve obligé de régler des problèmes qui le dépassent." C'est ce qui fait l'une des particularités majeures de ces figures "hors-normes" que sont les super-héros: "On a toujours l'impression, avec les figures héroïques, qu'elles se situent en dehors de leur place normale."

"Nous avons les héros dont nous avons besoin"

C'est la raison, sans doute, pour laquelle certains ont été jusqu'à relever une dimension religieuse, quasiment messianique, dans le personnage de Greta Thunberg. Serait-elle une sorte de prophète des temps modernes marqués par la perspective apocalyptique d'une fin du monde? "Non, rétorque Michel Dupuis, car le prophète annonce quelque chose qui va venir. Greta Thunberg n'arrête pas de le répéter, c'est maintenant que ça se passe. La prophétie a quelque chose à voir avec la fin des temps, ici, il ne s'agit pas de cela. Là où le prophète se contente d'annoncer une fin des temps, ces héros tentent de faire exister le changement: ils ne se contentent pas de l'annoncer, ils y travaillent."

"Nous avons les héros dont nous avons besoin. Greta est autre chose qu'une jolie coïncidence."
Michel Dupuis
Professeur de philosophie à l'Université de Louvain

En définitive, il y a quelque chose de beaucoup plus terre-à-terre chez elle: elle nous force tous à nous regarder dans le miroir, à considérer nos choix ou notre absence de choix: "La question que ces héros nous adressent est celle-ci, conclut Michel Dupuis:  est-ce que vous êtes prêts à tirer les conséquences de ce que l'on vous dit? Même si on prend la décision de les ignorer, on va prendre cette décision, elle sera concrète. Ce n'est pas une question de croyance. Ces figures sont très utiles pour qu'on puisse avancer. Ce sont des accélérateurs du débat mondial. Ils sont à la fois des produits du temps, en ce sens qu'ils sont contaminés par notre propre culture, et des signes pour notre temps. Nous avons les héros dont nous avons besoin. Greta est autre chose qu'une jolie coïncidence."

Série d'été | "Nos super-héros"

Le temps d'un été, on vous emmène dans l'univers des super héros. Non pas ceux tirés des comics, ou de l'antiquité, mais les super héros des temps modernes.

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