Six candidats pour chapeauter l'évolution du climat

Un nouveau président pour le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) sera élu lors de la 42e assemblée de l'organisation qui se tient en ce moment à Dubrovnik, en Croatie, jusqu'au 8 octobre prochain. En tout, six personnes sont candidates, dont le climatologue belge Jean-Pascal van Ypersele. Les résultats seront connus ce mardi. Présentation des candidats.

Jean-Pascal van Ypersele

©Dieter Telemans

Professeur de climatologie à l'UCL et vice-président du Giec depuis 2008, Jean-Pascal van Ypersele a été le premier à faire savoir qu'il briguait le poste de président de l'institution. Le Belge a fait campagne depuis un an et demi et a effectué plus de 60 visites auprès des Etats membres pour obtenir le titre. Il a pu également bénéficier d'un lobbying intense de la diplomatie belge. Dans sa vidéo de candidature, le scientifique annonce son programme: amener le Giec à mieux communiquer, "dans toutes les langues des Nations Unies et en des termes compréhensibles par tous". Il s'engage également pour un Giec plus ouvert et plus collaboratif, ainsi que plus "inclusif". La participation des pays en développement aux processus du Giec est pour lui "essentielle".

Christopher Field 

©Giec

L'Américain Chirstopher Field de l'Université Stanford est coprésident du groupe de travail sur les impacts et l'adaptation aux changements climatiques au Giec. Sa candidature bénéfice du soutien de son puissant pays. Auteur de plus de 200 publications scientifique, le chercheur américain a particulièrement travaillé sur les effets climatiques dans le domaine de l’agriculture et sur la biomasse. Avec la pluridisciplinarité comme credo, il est un sérieux prétendant au poste de prédisent du Giec.

Hoesung Lee

©ceep - udel

Le Sud-Coréen Hoesung Lee de l'Université de Corée est également vice-président du Giec depuis 2008. Son profil d'économiste tranche avec ceux des autres candidats. Il est à l'origine de la création d'un puissant institut de recherche en Corée. Autre avantage pour sa candidature à la tête du Giec, Hoesung Lee connaît très bien la maison. Il occupe diverses fonctions au sein de l'institution depuis 1992.

Thomas Stocker

©NC

Le climatologue de l'université de Berne, Thomas Stocker, est actuellement co-président du groupe de travail I du Giec sur les bases scientifiques des changements climatiques. Physicien du climat, Thomas Stocker a été désigné en février dernier par les instances publiques de son pays. Dans son programme figurent de nombreuses propositions incluant notamment la régionalisation des informations. Les listes impressionnantes de références qui se trouvent sur son site internet officiel en font également un prétendant de taille pour le titre de président du Giec. 

Nebojsa Nakicenovic

©naki

L'Autrichien Nebojsa Nakicenovic est un ancien professeur d'économie de l'énergie à l'Université technique de Vienne, aujourd'hui pleinement investi dans la cause écologique. Il pourrait être la surprise de cette élection. Né au Monténégro et devenu par la suite citoyen autrichien, le chercheur occupe différents postes au Giec depuis son arrivée au début des années nonante. Il a aussi participé à plus de 300 publications, principalement sur la question climatique. 

Ogunlade Davidson

©iisd

Une dernière candidature a été ajoutée in extremis, celle du Sierra-Léonais Ogunlade Davidson, professeur d'ingénierie mécanique. Ce dernier était le troisième vice-président du Giec avant d'accéder au poste de ministre de l'Énergie en Sierra Léone. Il est aussi le doyen des études supérieures à l'Université de Sierra Leone. Ingénieur agréé du Royaume-Uni et professeur de génie mécanique depuis 1993, sa carrière académique est ponctuée par de nombreuses collaborations aux Etats-Unis, en Suède et au Sénégal. Ogunlade Davidson détient aussi un sens aigu des relations internationales grâce à ses mandats de consultant dans de grandes organisations internationales telles que l'UNESCO, l'OIT, la CEA, le PNUD, ou encore la BAD et la Banque mondiale.

En pratique:

©REUTERS

Fondé en 1988, le Giec évalue les informations scientifiques, techniques et socio-économiques disponibles en rapport avec la question du changement climatique. Le nouveau président prendra la place de Rajendra Pachauri (photo ci-contre), en poste depuis 2002. Il sera élu par les 195 pays membres de l'organisation. Le moment du vote n'est pas connu avec précision. Il aura probablement lieu durant l'après-midi du 6 octobre.

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