Strauss-Kahn compare l'évolution du G20 à celle du l'UE

Le directeur général du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn compare l'évolution du G20 à celle du l'Union européenne: pour lui, dans l'après-crise, la coopération n'est plus obligatoire, mais volontaire.

Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) a estimé vendredi à Séoul que l'évolution du G20 était comparable à celle de l'Union européenne, au sein de laquelle les pays ont appris à coopérer même s'ils n'en n'avaient "pas tellement envie".

Pour Dominique Strauss-Kahn, le sommet de Séoul est "le premier d'un nouveau cycle", celui de l'après-crise.

Pour les quatre premiers sommets du G20, depuis 2008, "le consensus s'est fait facilement, car tout le monde avait peur, parce qu'on était au bord du précipice", a-t-il expliqué devant la presse.

"Maintenant que nous sommes dans l'après-crise, même si des problèmes demeurent, les pays ont moins envie de coopérer. Ils sont d'abord préoccupés par la politique de leur pays", a-t-il ajouté.

"D'obligatoire, la coopération est devenue volontaire".

Mais le patron du FMI s'est déclaré "plutôt optimiste" car "la réalité d'une économie mondialisée s'impose à tous". "Il faut apprendre, ça ne va pas être facile".

"En ce sens, cela me rappelle la construction européenne (...) Mais je pense que cela va aller plus vite", a-t-il précisé.

M. Strauss-Kahn a estimé que "le rôle du FMI sortait renforcé" du sommet car son rôle est "au coeur" du plan d'action décidé par les dirigeants des pays du G20 pour renforcer la reprise et corriger les déséquilibres des échanges mondiaux.

Ils ont notamment chargé le FMI d'établir des "lignes directrices indicatives" qui "aideront à identifier les déséquilibres nécessitant des actions préventives et correctrices à prendre", selon un communiqué du Fonds.

"Nous allons regarder les conséquences des politiques d'un pays sur les autres", a expliqué M. Strauss-Kahn. Le FMI va ainsi avoir le rôle d'"un juge de paix" mais ne sera "en aucun cas le dictateur de l'économie mondiale".

Concernant la présidence française du G20, l'ex-ministre socialiste a indiqué qu'il était "normal" qu'il aille rencontrer le président français Nicolas Sarkozy avant la fin de l'année. "Il faut qu'on se mette d'accord sur ce qui est possible", a-t-il précisé.

Interrogé sur l'éventuel succès de cette présidence française, il a refusé de répondre, indiquant seulement: "il faut toujours avoir de grandes ambitions pour la France".

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