Taxe financière: Leterme continue à y croire

"C'est l'un des concepts, je crois, qui à l'avenir tôt ou tard se réalisera", a estimé le Premier ministre sortant. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, s'est montré plus prudent...

Le Premier ministre sortant Yves Leterme, alors que la Belgique a pris la présidence de l'UE pour six mois, a jugé vendredi qu'une taxe sur les transactions financières, défendue sans succès par les Européens au G20, "tôt ou tard se réalisera", même s'il a reconnu que l'on en était encore "bien loin".

"Il est vrai qu'aujourd'hui on est loin du compte. Mais de l'autre côté je crois qu'au sein du Conseil européen (des dirigeants de l'UE, ndlr) entre autres, on a fait quand même d'énormes avancées", a déclaré Leterme, lors d'une conférence de presse de présentation de la présidence belge de l'UE.

"C'est l'un des concepts, je crois, qui à l'avenir tôt ou tard se réalisera", a-t-il ajouté.

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, s'est montré plus prudent.

Lors du sommet du G20 de Toronto le week-end dernier, "je dois vous dire franchement qu'il n'y a pas eu d'enthousiasme parmi nos partenaires concernant la taxe sur les transactions financières au niveau global", a-t-il dit lors de la même conférence de presse.

"Nous avons convenu lors du dernier Conseil européen qu'on analyserait après le G20 ce que l'on ferait au cas où il n'y aurait pas d'accord. C'est ce que l'on va faire", a-t-il ajouté, en précisant que les Européens étaient "en consultation maintenant sur la question".

Une porte-parole a précisé que le commissaire européen en charge de la Fiscalité, Algirdas Semeta, "allait mener une analyse" sur ce sujet.

"Sur la base de cette analyse, qu'il espère conclure à l'automne, nous verrons quelles seraient les meilleures options à suivre par la suite" en Europe, a ajouté la porte-parole de la Commission en charge de la Fiscalité, Emer Traynor.

Les Européens se sont mis d'accord à la mi-juin pour défendre au G20 une taxe sur les transactions financières au niveau mondial, mais sans succès. Ils réfléchissent également à l'idée de l'introduire éventuellement au seul niveau de l'Union européenne.

Mais certains pays, la Grande-Bretagne en tête, sont hostiles à cette idée, car ils craignent que cela n'entraîne des délocalisations des transactions financières vers d'autres régions comme l'Asie.

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