Trichet "très, très hostile" à toute sorte de "guerre des monnaies"

Jean-Claude Trichet

Le président de la banque centrale européenne Jean-Claude Trichet s'est dit samedi à Washington "très, très hostile" à toute sorte de "guerre des monnaies", réfutant ce terme pour qualifier la situation actuelle.

"Nous sommes très, très hostiles à toute sorte ou tout genre de +guerre des monnaies+", a déclaré M. Trichet devant la presse, en marge de l'assemblée annuelle du Fonds monétaire international (FMI).

"Je ne qualifierais pas la situation actuelle comme étant reflétée par ces mots", a ajouté M. Trichet. Ce dernier a également affiché son "entière confiance" dans la capacité de la communauté internationale à "trouver les moyens de continuer à coopérer".

La "guerre des monnaies", dénoncée fin septembre par le ministre brésilien des Finances Guido Mantega, a servi de toile de fond aux débats engagés ce week-end à Washington entre ministres des Finances des 187 Etats membres du FMI.

Les dirigeants des pays riches et émergents s'accusent les uns les autres soit d'affaiblir délibérément leur monnaie pour favoriser leurs exportateurs, soit d'exercer des pressions indues pour faire monter celle des autres.

Interrogé sur la faiblesse du dollar, M. Trichet a dit sa confiance aux Etats-Unis.

"Les autorités américaines à ma connaissance sont en faveur d'un dollar fort. J'apprécie toujours qu'ils fassent cette déclaration", a-t-il répondu.

"Je ne ferai pas de commentaire sur ce que la Fed pourrait faire ou ne pas faire", a-t-il ajouté, interrogé sur la politique de la banque centrale américaine.

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