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Un consortium international pour définir un cadre réglementaire aux cryptomonnaies

©REUTERS

Lorsque Facebook a annoncé son projet de cryptomonnaie Libra, cela a provoqué une levée de boucliers de la part des régulateurs inquiets. Des voix se sont ensuite exprimées en faveur d'une cryptomonnaie mondiale et publique. C'est donc à l'initiative du FEM qu'un consortium international va être créé afin de définir un cadre réglementaire.

Un consortium international visant à définir un cadre réglementaire pour les cryptomonnaies va être créé à l'initiative du Forum économique mondial de Davos. Il réunira notamment des banquiers centraux, des entreprises et des ONG

"Les devises virtuelles sont souvent citées comme un outil d'inclusion financière mais cette opportunité ne pourra se réaliser qu'avec une bonne gouvernance", a précisé le communiqué.

L'été dernier, Facebook a annoncé le projet Libra, une cryptomonnaie qui pourrait bénéficier à des populations jusqu'à maintenant exclues du système bancaire. Mais l'initiative a provoqué une levée de boucliers de la part des régulateurs, inquiets des conséquences d'une devise mondiale co-gérée par des acteurs privés.

Une cryptomonnaie mondiale et publique

Nous avons réalisé qu'il y avait une très forte demande pour une coopération public-privé qui aiderait à la définition d'un ensemble de principes similaires
Sheila Warren
Directrice de la division blockchain du FEM

Des voix se sont ensuite exprimées en faveur d'une cryptomonnaie mondiale et publique, notamment le ministre français des Finances Bruno Le Maire et le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mark Carney.

"Nous avons discuté avec de nombreux pays et banques. Et nous avons réalisé qu'il y avait une très forte demande pour une coopération public-privé qui aiderait à la définition d'un ensemble de principes similaires", a expliqué à l'AFP Sheila Warren, directrice de la division blockchain du Forum économique mondial.

Plusieurs acteurs de premier plan se sont félicités de l'initiative, qui doit débuter fin avril, à l'instar de Lesetja Kganyago, gouverneur de la banque centrale sud-africaine ou de David Marcus, responsable chez Facebook du projet Libra. "Une bonne réglementation est importante (...) et nous nous réjouissons de pouvoir continuer à nous engager dans ce débat constructif", a déclaré ce dernier, cité dans le communiqué.

Vodafone quitte le navire Libra

Le géant des télécommunications Vodafone a quitté l'association Libra, devenant ainsi la dernière entreprise à se retirer du groupe dirigé par Facebook et qui tente de créer une nouvelle cryptomonnaie mondiale.

L'Association Libra, qui a été finalisée en octobre dernier, devait compter jusqu'à 28 membres au total lorsque le projet a été annoncé en juin. Elle n'en compte désormais plus que 20 après les départs de Visa, Mastercard et d'autres qui s'étaient engagés dans le projet, mais qui sont partis avant que le groupe ne signe une charte officielle. 

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