Un djihadiste devant la justice internationale pour destruction de patrimoine culturel

La mosquée de Tombouctou. Des tombes de saints musulmans avaient été détruites par des djihadistes au nord du Mali. ©AFP

Un djihadiste plaidera coupable devant la Cour Pénale Internationale pour destruction de mausolées classés au Patrimoine mondial de l'humanité.

Le djihadiste est le premier accusé à répondre de crimes de guerre pour destruction de patrimoine culturel.

C’est un procès inédit qui doit s’ouvrir ce lundi 22 août devant la Cour pénale internationale (CPI): un djihadiste malien a prévu de plaider coupable de la destruction de mausolées classés au Patrimoine mondial de l’humanité à Tombouctou. Les experts espèrent que le procès délivrera un message fort contre la destruction de biens culturels, alors que 55 sites sont officiellement classés "en danger" à travers le monde.

Sur cette triste liste se trouvent notamment la vallée de Bamiyan (Afghanistan), dont les bouddhas avaient été détruits en 2001 par les talibans, et la cité antique de Palmyre (Syrie), partiellement détruite et pillée par les djihadistes de l’organisation Etat islamique (EI).

En 2001, les talibans ont détruit les deux bouddhas géants de Bamiyan, trésors archéologiques vieux de plus de 1.500 ans. ©© De Agostini Picture Library

Des dunes du Sahara à celles de la mer du Nord, au pied desquelles se dresse la CPI, le Touareg Ahmad Al Faqi Al Mahdi est accusé d’avoir "dirigé intentionnellement des attaques" contre neuf des mausolées de Tombouctou et contre la porte de la mosquée Sidi Yahia entre le 30 juin et le 11 juillet 2012.

Il devrait être la première personne à reconnaître sa culpabilité dans l’histoire de la Cour et est le premier accusé à répondre de crimes de guerre pour destruction de patrimoine culturel.

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