Un tribunal conforte les autorités russes dans leur refus d'enquêter sur l'empoisonnement de Navalny

Alexeï Navalny, qui purge actuellement une peine de deux ans et demi de prison, a refusé d'assister à l'audience. ©REUTERS

Le tribunal militaire de Moscou a rejeté la plainte de l'opposant russe Alexeï Navalny qui reprochait aux autorités russes de ne pas avoir ouvert d'enquête sur son empoisonnement.

Le tribunal militaire de Moscou a rejeté, ce lundi, une plainte émanant d’Alexeï Navalny. Le leader de l’opposition russe accusait les enquêteurs russes "d’inaction", ces derniers ayant refusé de lancer une procédure d’investigation suite à son empoisonnement qui remonte au mois d'août 2020.

L’information a été confirmée à l’AFP par un porte-parole du 235e tribunal militaire de garnison de Moscou.

Affaire classée après un "examen préliminaire"

Alexeï Navalny n'était pas présent à l'audience étant donné qu'il purge actuellement une peine de deux ans et demi de prison dans un camp pénitentiaire de Pokrov, une ville située à 100 km à l'est de Moscou. Il a également refusé de suivre la séance en visioconférence.

La police russe avait pourtant lancé, en août 2020, un "examen préliminaire", mais avait refusé d’y donner suite.

L'opposant accuse les services de sécurité russes, le FSB, d'être à l'origine de son empoisonnement (à Tomsk, en Sibérie, le 20 août dernier) sur ordre du Kremlin. Il reprochait aux enquêteurs russes de ne pas avoir ouvert d'enquête sur cet empoisonnement.

La police russe avait pourtant lancé, en août 2020, un "examen préliminaire", mais avait refusé d’y donner suite, jugeant qu'aucun élément ne permettait d'affirmer qu'un "crime" avait été commis.

Moscou nie en bloc

Les autorités russes ont toujours fermement rejeté toute allusion à leur responsabilité dans cet empoisonnement. Elles ont également écarté les demandes d’enquête en provenance de l’Occident. "Les tentatives d’associer d’une manière ou d’une autre la Russie ou les dirigeants russes à ce qui s’est passé sont inacceptables pour nous et essentiellement absurdes", avait déclaré en septembre dernier Dmitri Peskov, l’attaché de presse de Vladimir Poutine.

Le Novitchkok avait déjà été utilisée en 2018 pour empoisonner l’ancien espion russe Sergei Skripal et sa fille, Yulia.

Victime d'un empoisonnement par un agent neurotoxique, le Novitchok, Alexeï Navalny a passé plusieurs semaines plongé dans le coma en Russie puis dans un hôpital allemand vers où il avait été transféré en urgence.

Le Novitchkok avait déjà été utilisée en 2018 pour empoisonner l’ancien espion russe Sergei Skripal et sa fille, Yulia, à Salisbury, en Angleterre. Les autorités russes ont également toujours nié avoir un lien quelconque avec cet empoisonnement.

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