Une femme PDG, c'est 5 à 20% de bénéfices en plus

Selon un rapport de l’Organisation internationale du travail réalisé auprès de près de 13.000 sociétés réparties dans 70 pays, la mixité est bonne pour les affaires et l’économie.

Si vous placez une – ou des – femmes aux postes stratégiques de votre entreprise, vos bénéfices pourraient gonfler. De manière conséquente, même. C’est une enquête réalisée par l’Organisation internationale du travail (OIT) qui le dit: 75% des entreprises attentives à la diversité de genre dans leurs postes à responsabilité disent enregistrer une hausse de leurs bénéfices de 5 à 20%.

Dans 78% des entreprises interrogées, le PDG est un homme.

Quels effets bénéfiques les femmes auraient-elles lorsqu’elles occupent des postes de manager? L’étude épingle trois facteurs: progrès en terme d’innovation et de créativité, renforcement de l’image de marque de l’entreprise, meilleure évaluation de l’opinion des clients. Et tout cela se verrait dans les chiffres financiers.

Des résultats révélateurs, estime Deborah France-Massin, la directrice du bureau des activités pour les employeurs de l’OIT. En effet, dans d’autres domaines, les efforts fournis par les entreprises pour obtenir une croissance des bénéfices atteignent des résultats bien moins élevés: 1 à 2% de croissance. Ici, on est nettement au-delà, ce qui fait dire à la responsable que "les entreprises devraient envisager l’équilibre homme-femme pas seulement du point de vue purement RH, mais aussi dans la perspective d’un résultat final".

Combien de femmes faut-il aux postes de direction pour que les résultats commencent à se faire sentir? Le rapport de l’OIT estime à 30% le seuil à partir duquel la présence de femme dans les cadres dirigeants portera ses effets. Actuellement, près de 60% des entreprises n’atteignent pas ce résultat. Dans 78% des entreprises interrogées, le PDG est un homme. Et dans 12,5% des cas, le CA est exclusivement masculin.

Pourquoi? D’une part car la disponibilité exigée par ces postes à responsabilité touche "de manière disproportionnée" les femmes, compte tenu de leurs responsabilités domestiques et familiales. D’autre part à cause du phénomène du plafond de verre.

Il y a donc encore du boulot sur la planche pour crever ce plafond et parvenir à un meilleur équilibre homme-femme dans les postes à responsabilité. Notamment en facilitant l’équilibre vie privée-vie professionnelle via des horaires de travail plus souples et le congé de paternité.

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