Vous ne verrez plus les larves de la même manière

La larve de la fausse teigne de la cire peut dévorer du polyéthylène et ainsi le bio-dégrader. ©doc

Une larve dévoreuse de plastique a été découverte, ce qui constitue un nouvel espoir pour l'environnement.

Dans notre société, le plastique est roi. Regardez autour de vous: votre bic, votre coque pour smartphone, votre souris d'ordinateur, votre bouteille d'eau, l'emballage de votre salade, de votre barre chocolatée... Il est partout! Et pourtant, en tant que dérivé modifié du pétrole, il n'est pas biodégradable. Alors oui, on peut le recycler, c'est à ça que sert la grande poubelle bleue qui trône dans votre cuisine. Mais cette matière ne se recycle pas à l'infini. Et puis quoi? On le brûle pour créer de la chaleur, mais également des cendres et des gaz toxiques pour l'environnement.

Heureusement, une larve vient à la rescousse.

Le Centre espagnol de la recherche nationale (CSIC) a découvert une larve qui pourrait jouer un rôle important. La larve de la fausse teigne de la cire (Galleria mellonella) qui devient un papillon très répandu est capable de dévorer le polyéthylène, l'une des matières plastiques les plus résistantes, utilisées dans de nombreux emballages.

80 millions T
Chaque année, quelque 80 millions de tonnes de polyéthylène sont produites dans le monde.

Pourquoi cette découverte est-elle intéressante? "Les déchets plastiques sont un problème environnemental mondial, surtout le polyéthylène, particulièrement résistant et qui très difficilement dégradable naturellement", explique Federica Bertocchini, une chercheuse du CSIC. Cette larve pourrait donc bio-dégrader rapidement ce polluant qui s'accumule dans l'environnement, notamment les océans. 

Des sacs en plastiques dévorés

Cette larve, élevée commercialement en grand nombre pour servir d'appât pour la pêche, est à l'état sauvage un parasite des ruches qui se niche dans la cire d'abeilles, partout en Europe. Cette scientifique, également apicultrice amateur, a observé que les sacs en plastique dans lesquels elle plaçait la cire des ruches infectée par ce parasite, étaient rapidement criblés de trous.

D'autres observations avec un sac de supermarché au Royaume-Uni, soumis à une centaine de ces larves, ont montré que celles-ci pouvaient endommager le plastique en moins d'une heure.

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