Washington prône un rapprochement entre l'Otan et la Biélorussie

L'ambassadrice des États-Unis à l'Otan, Kay Bailey Hutchinson, affirme que "les dirigeants de l'alliance souhaitent une plus grande coopération avec la Biélorussie".

L'Otan et la Biélorussie sont en phase de rapprochement, c'est en tout cas ce que souhaitent les dirigeants de l'alliance, États-Unis en tête. Mais le chemin est encore long, l'ancienne république soviétique est toujours pointée du doigt pour les violations des droits humains et son déficit démocratique.

L'ambassadrice des États-Unis à l'Otan, Kay Bailey Hutchinson, s'est exprimée ce mardi en faveur d'une plus grande coopération entre la Biélorussie et l'Otan. Depuis un certain temps, l'ancienne république soviétique se montre ouverte à un rapprochement.

"Les États-Unis soutiennent cette ouverture du côté de la Biélorussie", a dit Kay Bailey Hutchinson ce mardi au siège de l'Otan, tout comme "les dirigeants de l'alliance souhaitent une plus grande coopération avec la Biélorussie".

Rapprochement

L'idée d'un tel rapprochement n'est pas nouvelle, et elle revient avec insistance sur le front diplomatique. Lors d'une visite en Biélorussie, le 1er février dernier, le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a évoqué une intensification des relations entre Minsk et l'Otan.

"Les États-Unis soutiennent cette ouverture du côté de la Biélorussie."
Kay Bailey Hutchinson
Ambassadrice des Etats-Unis à l'Otan

La rencontre avait pour but de réchauffer les relations bilatérales entre les deux pays, en froid depuis douze ans. Washington en a profité pour soutenir la souveraineté de la Biélorussie, à l'heure où Moscou tente d'inféoder encore plus son pays satellite. 

En octobre dernier, des scientifiques de Biélorussie et de l'Otan ont discuté de l'opportunité d'une coopération scientifique à travers le programme de l'Otan pour la science au service de la paix et de la sécurité.

Violations des droits humains

L'intention est là. Mais il reste du chemin à parcourir. La Biélorussie devra encore faire d'importants efforts pour respecter les droits humains et la démocratie avant de voir ce rapprochement se concrétiser.

25
ans
Le président de Biélorussie, Alexandre Loukachenko, est au pouvoir depuis 25 ans.

Indépendante depuis 1991, la Biélorussie n'a quasiment connu aucune démocratie. Selon Amnesty International et Human Rights Wacth, les violations des droits humains y sont récurrentes. Taxes sur les chômeurs, arrestations arbitraires, attaques contre les militants de droits humains, répression des mouvements d’opposition... la liste est longue.

Le président Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 25 ans, ne semble pas vouloir changer de cap, malgré sa volonté de se rapprocher de l’Europe occidentale.

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