Barak dénonce un projet archéologique à Jérusalem-Est

La municipalité de Jérusalem vient de donner son feu vert au projet controversé alors qu'Ehud Barak est en déplacement aux Etats-Unis.

(AFP) - Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a critiqué mardi le feu vert préliminaire donné par la municipalité de Jérusalem à un projet archéologique controversé dans le secteur oriental de la Ville sainte prévoyant la destruction de 22 maisons palestiniennes.

"La municipalité de Jérusalem n'a pas fait preuve de bon sens, ni de sensibilité concernant le moment choisi pour annoncer cette décision", a estimé M. Barak dans un communiqué publié en Israël au moment où il effectue une visite aux Etats-Unis.

"Le ministre de la Défense a l'intention de s'adresser au Premier ministre Benjamin Netanyahu à son retour pour chercher les moyens de faire en sorte que le bon sens l'emporte", selon le texte.

La commission de planification et de construction de la mairie a validé le projet dit du "Jardin du roi" en hébreu (référence aux jardins du roi Salomon), qui doit être construit dans le quartier arabe de Silwan.

Il prévoit la destruction de 22 maisons palestiniennes construites sans les autorisations nécessaires et que 66 maisons construites sans autorisation israélienne seront légalisées rétroactivement sous forme de compensation. Cette décision doit encore franchir plusieurs étapes juridiques avant d'entrer en application.

Netanyahu répond

"Il s'agit des préliminaires d'un projet, qui doit être discuté à la fois au niveau de la commission d'urbanisation de la municipalité et à celui de la commission du district du ministère de l'Intérieur", a souligné lundi le bureau de Netanyahu.

En mars, Netanyahu avait demandé de geler le projet pour permettre d'avancer dans les négociations indirectes avec les Palestiniens et éviter de nouvelles frictions avec Washington sur la construction à Jérusalem-Est, occupée et annexée depuis 1967.

Israël a proclamé Jérusalem sa "capitale éternelle et unifiée", alors que les Palestiniens veulent faire du secteur oriental de la ville la capitale de leur futur Etat. L'annexion de Jérusalem-Est, où vivent 270.000 Palestiniens et près de 200.000 Israéliens dans une douzaine de quartiers de colonisation, n'est pas reconnue par la communauté internationale.

Selon un conseiller municipal du Likoud (droite), le parti de M. Netanyanu, Elisha Peleg, membre de la commission de planification, la décision "exprime notre souveraineté sur l'ensemble de Jérusalem, notre capitale réunifiée".

Pour Meïr Margalit, du parti de l'opposition de gauche Meretz, la municipalité est dirigée "par des pyromanes qui n'ont aucun sens des réalités internationales".

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