Deux fortes explosions secouent Beyrouth

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Deux fortes explosions ont secoué ce mardi le secteur du port de la capitale libanaise Beyrouth faisant au moins 73 morts et 3.700 blessés selon le dernier bilan.

La forte déflagration, qui a eu lieu dans la zone du port de la capitale libanaise Beyrouth et dont l'origine serait à première vue un incendie dans un entrepôt contenant 2.700 tonnes de nitrate d'ammonium (corps chimique qui peut être utilisé dans la fabrication d'engins explosifs), a fait au moins 73 morts et 3.700 blessés selon le dernier bilan de ce mardi soir. Les explosions ont été entendues dans plusieurs secteurs de la ville. Les vitres de nombreux immeubles et magasins ont volé en éclats à des kilomètres à la ronde. D'épais nuages de fumée orange se sont élevés au-dessus de la capitale et la zone du port était entièrement couverte.

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Le secteur du port a été bouclé toute l'après-midi et le sera encore ce mercredi. Aux abord du quartier du port, les dommages et les destructions sont totales. Le souffle a été d'une puissance telle qu'il a été ressenti jusqu'à l'île de Chypre à environ 200 km de là.

Le Premier ministre libanais Hassan Diab a décrété une journée de deuil national mercredi "pour les victimes de l'explosion du port de Beyrouth".

Les médias locaux ont diffusé des images de personnes coincées sous des décombres, certaines couverts de sang. De nombreux habitants blessés marchaient dans les rues vers des hopitaux.

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Presque toutes les vitrines des magasins des quartiers de Hamra, Badaro et Hazmieh ont volé en éclats tout comme les vitres des voitures. Des voitures ont été abandonnées dans les rues, avec leurs airbags gonflés.

Le ministre belge des Affaires étrangères s'est exprimé dans la soirée sur Twitter, indiquant que le bâtiment de l'ambassade belge avait été endommagé et que quatre personnes sur place avaient été blessées. Il a également exprimé la "solidarité de la Belgique" et proposé l'aide de notre pays pour la reconstruction à venir.

Par ailleurs, un navire de l'ONU a également été touché, des Casques bleus étant grièvement blessés.

Situation délicate dans le pays

Le Liban connaît sa pire crise économique depuis des décennies, marquée par une dépréciation monétaire inédite, une hyperinflation, des licenciements massifs et des restrictions bancaires drastiques, qui alimentent depuis plusieurs mois la grogne sociale.

Il y a une semaine, après des mois de calme relatif, Israël a dit avoir déjoué une attaque "terroriste" et ouvert le feu sur des hommes armés ayant franchi la "Ligne bleue" séparant le Liban et Israël, avant qu'ils ne repartent côté libanais.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a attribué l'infiltration au Hezbollah, un mouvement armé pro-iranien très influent dans le sud du Liban et que l'Etat hébreu considère comme son ennemi. Accusé de "jouer avec le feu", le Hezbollah a démenti toute implication.

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