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Gaz: l'Iran accorde pour 21 milliards de dollars de contrats à des entreprises locales

©REUTERS

Le développement du gisement gazier de South Pars a été confié aux entreprises Idro, Petropars et Khatam al-Anbya. L'anglo-néerlandais Shell et l'Espagnol Repsol devaient initialement participer au projet. Mais les deux groupes n'ont pas pu réaliser les investissements nécessaires suite aux sanctions économiques touchant l'Iran.

L'Iran a attribué ce mardi 21 milliards de dollars de contrats pour le développement du gisement gazier géant de South Pars, dans le Golfe, à un ensemble de compagnies iraniennes dont certaines dépendent des Gardiens de la révolution, a annoncé la télévision d'Etat.

"Les accords concernant les phases de développement 13, 14, 19, 22, 23 et 24 de South Pars ont été signés entre le ministère du pétrole, la compagnie Idro, Petropars et Khatam al-Anbya", a indiqué le site internet de la télévision. Idro est une holding rassemblant les principaux groupes industriels d'Etat du pays, Petropars est une filiale de la Compagnie nationale iranienne du pétrole (Nioc), et Khatam al-Anbya est le conglomérat industriel dépendant des Gardiens de la révolution, l'armée idéologique d'élite du régime. Le développement de ces six phases de South Pars, d'un montant global de 21 milliards de dollars, devra être réalisé dans un délai de 35 mois, a précisé la télévision.

Exit Shell et Repsol

Les phases 13 et 14 avaient été initialement attribuées au pétrolier anglo-néerlandais Shell et à l'Espagnol Repsol. Mais Téhéran a annulé leurs contrats en mai face au retard de ces deux groupes à réaliser les investissements prévus, conséquence des sanctions internationales frappant l'Iran pour sa politique nucléaire et des pressions américaines pour dissuader les grandes compagnies de travailler dans ce pays.

L'Iran avait alors annoncé qu'il confierait aux seules entreprises iraniennes la poursuite du développement de South Pars, dont ont aussi été évincés depuis un an, pour les mêmes raisons, les autres grands pétroliers internationaux comme le Français Total ou le Turc TPIC.

Les Gardiens de la révolution, dont les intérêts économiques importants sont particulièrement visés par les sanctions internationales, avaient affirmé à cette occasion avoir la capacité de reprendre et mener à bien les projets abandonnés par les compagnies étrangères.

"C'est un très grand jour pour l'industrie pétrolière iranienne, ces gisements vont être développés avec des investissements iraniens", s'est félicité le président Mahmoud Ahmadinejad après la signature des accords.

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