Idleb pilonnée, catastrophe humanitaire en vue

©AFP

La province syrienne a subi d'intenses raids de l'aviation russe. Une offensive terrestre est attendue. On redoute une catastrophe humanitaire.

La province d'Idleb, ultime bastion insurgé dans la Syrie en guerre, a été frappée samedi par d'intenses raids aériens russes, au lendemain de l'échec d'un sommet tripartite sur le sort de cette province. L'aviation syrienne a largué de son côté une cinquantaine de barils d'explosifs sur le secteur, en plus de bombardements intensifs à l'artillerie lourde.

Ces bombardements constituent une escalade alors que le régime de Bachar el-Assad et son allié russe menacent depuis des mois de lancer une opération d'envergure contre cette province du nord-ouest du pays, limitrophe de la Turquie, pays qui soutient les rebelles.

Les Nations unies ont maintes fois mis en garde contre une "catastrophe humanitaire" qu'entraînerait une telle offensive, avec l'éventuel déplacement de 800.000 personnes, qui ne disposeraient plus cette fois d'un territoire où se réfugier.

Vendredi lors d'un sommet à Téhéran avec ses homologues iranien et turc, le président russe Vladimir Poutine a défendu le fait que le gouvernement syrien avait "le droit" de reprendre le contrôle de la totalité du territoire syrien. Il a rejeté la proposition d'Ankara d'un cessez-le-feu à Idleb, arguant qu'il n'y avait "pas de représentants des groupes armés autour de cette table" habilités à négocier un arrêt des hostilités.

La Russie et l'Iran, tous deux alliés du régime de Bachar el-Assad, et la Turquie ont ainsi échoué à surmonter leurs divergences, en convenant toutefois de continuer à "coopérer" en vue d'une solution pour éviter les pertes civiles.

Le conflit en Syrie a déjà fait plus de 350.000 morts.

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