L'Iran prêt à chercher de nouveaux débouchés pour son pétrole

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Javad Zarif. ©REUTERS

L'Iran met les Européens au pied du mur: s'ils plient sous la pression américaine, l'Iran "cherchera des solutions".

L'Iran cherche des solutions pour vendre son pétrole et en transférer les revenus, après la décision des Etats-Unis de prendre des sanctions contre le secteur bancaire et celui de l'énergie de la république islamique, a déclaré le vice-président iranien ce dimanche. "Nous espérons que les pays européens seront en mesure de tenir leurs engagements mais si cela n'est pas le cas, nous chercherons des solutions pour vendre notre pétrole et en transférer les revenus", a dit Eshaq Jahangiri, cité par l'agence de presse Irna.

Les pays européens signataires de l'accord de juillet 2015 sur le contrôle du programme nucléaire iranien tentent de trouver des solutions pour sauver cet accord malgré le retrait des Etats-Unis décidé par Donald Trump. L'administration américaine fait pression sur ses alliés afin qu'ils réduisent leurs achats de pétrole iranien, comme moyen de déstabiliser le pouvoir à Téhéran.

De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères,Mohammed Javad Zarif, a estimé ce dimanche que le nouveau "groupe d'action Iran" créé au sein du département d'Etat américain pour renverser, selon lui, le gouvernement iranien ne parviendrait pas à ses fins. S'exprimant lors du 65e anniversaire du coup d'Etat soutenu par les Etats-Unis, qui avait renversé le Premier ministre nationaliste Mossadegh en 1953 et ramené au pouvoir le shah Mohammed Reza Pahlavi, Zarif a promis que l'histoire ne se répéterait pas. "Il y a 65 ans aujourd'hui, les Etats-Unis renversaient le gouvernement populaire et démocratiquement élu du Dr. Mossadegh, rétablissant la dictature et la soumission des Iraniens pour 25 ans. Aujourd'hui un 'groupe d'action' rêve de faire la même chose par la pression, la désinformation et la démagogie. Plus jamais", écrit Zarif sur Twitter.

Le secrétaire d'Etat Mike Pompeo a désigné jeudi un conseiller politique, Brian Hook, comme représentant spécial pour l'Iran au sein d'un groupe d'action chargé de coordonner la campagne de Donald Trump contre la république islamique.

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