La Turquie en pleine crise politique

©REUTERS

Les négociations en vue d'arriver à une coalition gouvernementale en Turquie ont échoué. Des élections anticipées pourraient être menées, d'après le Premier ministre.

Les Turcs ont voté le 7 juin dernier. L'AKP, le parti pour la justice et le développement (issu de la mouvance islamiste), avait terminé en tête des votes (40% des suffrages), mais a toutefois perdu sa majorité ouvrant la voie à des négociations pour arriver à un gouvernement de coalition, une mission plus ardue que prévu. Le Premier ministre islamo-conservateur turc Ahmet Davutoglu a annoncé jeudi l'échec des négociations avec l'opposition.

"Nous n'avons pas réussi à assurer une base propice pour la formation d'un gouvernement."
Ahmet Davutoglu
Premier ministre (AKP)

M. Davutoglu s'exprimait après un entretien avec Kemal Kliçdaroglu, le chef de la principale force d'opposition, le Parti républicain du peuple (CHP), seule formation qui n'a pas fermé la porte à une alliance avec le parti de la justice et du développement.

Des élections anticipées "fort probables"

"Des élections aujourd'hui sont fort probables", a-t-il déclaré, jugeant qu'il s'agit là de "la seule option" pour le pays et estimant que l'opinion publique turque était prête à cette éventualité.

Ahmet Davutoglu, dont le parti dirige la Turquie depuis 2002, estime que "des élections anticipées profiteront le plus à l'AKP".

©REUTERS

Cette crise politique intervient alors que la Turquie a lancé le mois dernier une guerre sur deux fronts: la rébellion kurde du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et le groupe de l'Etat islamique (EI) en Syrie. Selon les détracteurs du président Erdogan, la campagne militaire lancée contre le PKK dans le sud-est turc et le nord de l'Irak aurait remobilisé l'électoral nationaliste.

→ Dans ce contexte politique incertain, la livre turque a chuté de 2% face au dollar américain sur les marchés financiers.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés