Le gouvernement libanais sous la pression de la rue

©REUTERS

Le Premier ministre libanais Rafic Hariri, confronté à une contestation populaire inédite, a annoncé lundi l’adoption d’une série de réformes, jusque-là bloquées par les divisions au sein de la coalition gouvernementale.

Ces mesures ont été annoncées à l’issue d’une réunion extraordinaire du gouvernement, alors qu’un mouvement de contestation déclenché jeudi gagne chaque jour de l’ampleur. Les manifestants réclament en priorité le départ de l’ensemble de la classe politique, jugée corrompue et incapable de trouver des solutions à la crise économique et sociale qui mine le pays.

Il a notamment promis un "budget 2020 sans impôts supplémentaires pour la population". Hariri a aussi assuré soutenir la demande des manifestants d’élections anticipées. Retransmises en direct par haut-parleurs sur les lieux des rassemblements géants du centre-ville de Beyrouth, les annonces de Hariri ont été accueillies par les manifestants aux cris de "Révolution, révolution" et "Le peuple veut la chute du régime", les slogans phares de la contestation.

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect