Les conservateurs favoris des législatives en Iran

De longues files se sont formées devant les bureaux de vote du sud de Téhéran, une région acquise aux conservateurs.

L'Iran a élu vendredi ses députés lors d'un scrutin pour lequel les conservateurs partent favoris après la disqualification de milliers de candidats réformateurs et modérés et la déception exprimée par beaucoup face à l'action du gouvernement.

L'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la République islamique, a voté à l'ouverture des bureaux. Il a renouvelé son appel aux quelque 58 millions d'électeurs à participer "avec enthousiasme" au scrutin afin de "garantir l'intérêt national".
A Téhéran, de longues queues se sont formées devant les bureaux des quartiers sud, acquis aux conservateurs, contrastant avec le Nord - ayant voté majoritairement Hassan Rohani lors des présidentielles de 2013 et 2017 - où l'engouement était nettement moindre. 
Le guide suprême iranien Ali Khamenei dépose son bulletin dans l'urne.

Les 290 députés de la onzième législature à sortir des urnes depuis la révolution islamique de 1979 commenceront leur travail dans un contexte de tensions exacerbées entre Téhéran et Washington, et alors que l'Iran traverse une violente récession.
La plus ou moins grande représentation des ultras dans la future Assemblée déterminera la marge de manoeuvre qui restera au président Rohani.

La disqualification de milliers de candidats réformateurs et modérés réduit pratiquement le scrutin à un affrontement entre conservateurs et ultraconservateurs et pourrait alimenter l'abstention. En fonction des résultats, la plus ou moins grande représentation des ultras dans la future Assemblée, déterminera la marge de manoeuvre qui restera au président Rohani jusqu'à la fin de son mandat en 2021, et pourrait influer sur la poursuite de sa politique extérieure d'ouverture.
Car les ultraconservateurs sont opposés à toute négociation avec l'Occident et sont impatients de sortir de l'accord international sur le nucléaire iranien, dénoncé unilatéralement par le président américain Donald Trump en 2018.
Le vote du président Hassan Rohani.

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