Les forces turques et leurs alliés entrent dans la ville d'Afrine

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Un étape importante de l'offensive de l'armée turque dans le nord de la Syrie visant la milice kurde YPG. Le président Erdogan affirme que le centre de la ville d'Afrine est "sous contrôle".

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé dimanche que des combattants syriens soutenus par Ankara avaient pris le contrôle "total" du centre-ville d'Afrine, bastion kurde dans le nord-ouest de la Syrie. "Des unités des Forces syriennes libres, qui sont soutenues par les forces armées turques, ont pris le contrôle total du centre-ville d'Afrine ce matin", a déclaré M. Erdogan.

La ville d'Afrine est le principal objectif de l'offensive lancée le 20 janvier par la Turquie contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG). Ankara considère les YPG comme une organisation "terroriste", alors que ces combattants kurdes sont soutenus et armés par Washington pour combattre le groupe Etat islamique (EI). Après M. Erdogan, l'état-major turc a également déclaré dans un communiqué que le centre-ville d'Afrine était désormais "sous contrôle". "Les opérations de recherche de mines et d'autres explosifs se poursuivent", a ajouté l'état-major.

Selon les chiffres de l'armée turque, 46 soldats turcs ont été tués depuis le lancement de l'offensive sur Afrine, baptisée "Rameau d'olivier". "Maintenant, le drapeau turc flotte là-bas! Le drapeau des Forces syriennes libres flotte là-bas! ", a lancé M. Erdogan, qui s'exprimait lors d'une cérémonie de commémoration de la bataille des Dardanelles, pendant la Première Guerre mondiale.

Les civils se cachent

L'avancée des forces pro-turques a entraîné ces derniers jours un exode massif de civils, faisant craindre un nouveau drame humanitaire dans un pays ravagé par un conflit entré dans sa huitième année et qui a fait plus de 350.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

Les civils toujours présents dans la ville se cachent dans des caves, a raconté à l'AFP un habitant. Il s'agit d'une étape majeure dans l'offensive lancée par la Turquie le 20 janvier, et dont l'objectif est de chasser de la frontière turque la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG).

Cette faction, classée groupe "terroriste" par la Turquie, est pourtant un allié précieux de Washington dans la lutte contre les djihadistes. L'avancée des forces pro-turques a entraîné ces derniers jours un exode massif de civils, faisant craindre un nouveau drame humanitaire dans un pays ravagé par un conflit entré dans sa huitième année et qui a fait plus de 350.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

Toujours selon l'OSDH, 1.500 combattants kurdes ont été tués en deux mois d'offensive turque à Afrine.

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