Les investisseurs optimistes pour le futur de l'Irak

Selon une étude, 55% des responsables économiques estiment que la situation sécuritaire pour les étrangers va s'améliorer au cours des deux prochaines années. Un résultat d'autant plus surprenant que l'armée américaine vient de quitter ses postes de combat.

Les investisseurs étrangers ont toujours des réticences à investir en Irak à cause de la poursuite des violences mais la plupart d'entre-eux espèrent que la situation sécuritaire va s'améliorer, malgré le retrait des forces étrangères, selon un nouveau sondage.

64% des responsables économiques sondés estiment qu'il est encore trop dangereux d'investir en Irak, plus de sept ans après la chute du régime de Saddam Hussein, selon une étude réalisée par le centre d'études Economist Intelligence Unit (EIU), lié au magazine britannique The Economist.

Mais les décideurs font montre d'optimisme pour le futur, 55% estimant que la situation sécuritaire pour les étrangers en Irak est appelée à s'améliorer au cours des deux prochaines années, selon les premiers résultats de l'enquête reçus par l'AFP.

Ce résultat est d'autant plus notable que les derniers soldats américains à des postes de combat ont quitté le pays la semaine dernière, tandis que la Grande-Bretagne a retiré ses troupes l'an dernier.

Selon le sondage de l'EIU, qui doit être publié en intégralité en septembre, la violence représente le risque le plus important pour les affaires pour 67% des responsables interrogés, devant la corruption (44%) et le manque d'infrastructures (35%).

Les réserves de pétrole et de gaz restent les secteurs les plus attirants pour les investisseurs, mais 43% d'entre-eux citent la construction et l'immobilier comme les secteurs les plus prometteurs hors hydrocarbures, suivis par les biens de consommation courante (23%), puis la santé et le secteur pharmaceutique (18%).

L'EIU a interrogé 367 responsables économiques issus de 52 pays sur leur opinion concernant les investissements en Irak. Les sondés sont employés par 80 sociétés qui investissent en Irak et par 32 autres qui y réfléchissent.

 

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