Les Iraniens affluent dans les bureaux de vote

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Les bureaux de vote ont ouvert ce vendredi en Iran pour une élection présidentielle en forme de duel entre le président sortant, Hassan Rohani, et son rival du camp conservateur, Ebrahim Raisi, au terme d'une campagne particulièrement tendue.

Les Iraniens votent en nombre et dans la bonne humeur ce vendredi à l'élection présidentielle, cruciale pour le sortant modéré Hassan Rohani. Il brigue un second mandat pour poursuivre sa politique d'ouverture au monde.

A Téhéran comme en province, l'affluence était très forte à la mi-journée. Le ministère de l'Intérieur table sur une participation de 72%.

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Les électeurs, certains venus en famille, attendent patiemment leur tour en discutant, certains ayant amené des chaises pliantes pour patienter. "J'ai toujours voté", annonce fièrement Mahnaz Rafii, une professeure de théologie de 50 ans, qui vote Raissi.

Les femmes et les hommes votent séparément dans les bureaux installés dans les mosquées mais ensemble pour ceux dans les écoles. "La participation enthousiaste des Iraniens à l'élection renforce la puissance et la sécurité nationales", s'est félicité le président Rohani après avoir voté à Téhéran, baignée de soleil.

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Qui sont les candidats?

Hassan Rohani, président sortant affronte Ebrahim Raissi, un religieux conservateur proche du guide suprême l'ayatollah Ali Khamenei. L'homme se présente comme l'avocat des plus pauvres et veut donner la priorité à "l'économie de résistance", axée sur la production nationale et les investissement nationaux.

Hassan Rohani ©REUTERS

Ebrahim Raisi ©AFP

Deux petits candidats peu connus - un réformateur ayant appelé à voter Rohani et un conservateur - sont aussi en lice. Sauf surprise, le vainqueur devrait être élu dès le premier tour, dont les résultats définitifs sont attendus dimanche.

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La méfiance reste

Ce scrutin se tient deux jours après la décision américaine de renouveler l'allègement des sanctions contre l'Iran, conformément à l'accord nucléaire de 2015 entre Téhéran et six grandes puissances, dont les Etats-Unis.

Le président Rohani a voté à Téhéran. ©AFP

Le président Rohani, élu en 2013, a consacré la majeure partie de son premier mandat de quatre ans à la négociation de cet accord ayant permis d'entamer l'ouverture économique et politique de son pays. Mais la méfiance demeure entre Téhéran et Washington, qui ont rompu leurs relations diplomatiques peu après la révolution islamique en 1979. Elle s'est même accentuée depuis l'arrivée au pouvoir du président américain Donald Trump, qui a multiplié les déclarations anti-iraniennes et accru les sanctions non liées au nucléaire depuis janvier.

Ebrahim Raisi a voté dans une mosquée d'un quartier populaire du sud de la capitale. ©EPA

Malgré l'hostilité américaine, l'ambition de Hassan Rohani est de poursuivre l'ouverture au monde pour attirer davantage d'investissements, tandis qu'Ebrahim Raissi veut défendre les classes les plus défavorisées par la préférence nationale dans le domaine économique.

Outre la présidentielle, les 56,4 millions d'électeurs sont appelés à voter pour des élections municipales: l'enjeu dans les grandes villes de Téhéran, Machhad (nord-est) et Ispahan (centre) est un changement de la majorité conservatrice qui les dirige.

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