Les Saoudiens avancent les preuves de l'implication de l'Iran dans l'attaque des installations pétrolières

©EPA

Le ministre saoudien de la Défense a indiqué que des débris de drone et de missile sont "une preuve d'une agression iranienne".

Les premières conclusions de l'enquête diligentée par les autorités saoudiennes sont tombées. L'Iran est "incontestablement" derrière les attaques qui ont visé des installations pétrolières d'Aramco samedi dernier. Selon le ministère saoudien de la Défense, images des débris de "drones et de missiles de croisière" l'appui, l'implication iranienne dans ces attaques ne fait plus l'ombre d'un doute.

Toujours d'après l'enquête saoudienne, l'attaque est venue du "Nord", ce qui écarte l'hypothèse d'un lancement des hostilités depuis le Yémen. Une enquête sur la localisation exacte des lanceurs de missiles et de drones est en cours, précise-t-on encore à Ryad. 

Vers une riposte saoudienne 

Ces éléments matériels pourraient confirmer une riposte des Saoudiens et de ses alliés. Le ministre de la Défense du royaume saoudien a rappelé ce mercredi sa détermination à à réagir une fois la culpabilité des responsables de l'attaque clairement identifiée. 

Ryad avait déjà déclaré que d'après ses premiers éléments d'enquête, les attaques ne venaient pas du Yémen. Selon les responsables américains, des drones mais aussi des missiles de croisière ont été utilisés lors de ces raids, ce qui indique, selon eux, un degré de sophistication plus élevé que ce que l'on pensait initialement. 

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo est arrivé dans le pays ce mercredi pour un entretien, notamment, avec le prince d'Arabie saoudite Mohamed ben Salman en vue de coordonner une réponse aux attaques. Une équipe d'experts américains aide déjà les autorités saoudiennes à déterminer la provenance de ces attaques qui ont réduit de moitié la production de pétrole du royaume et entraîné une diminution de 5% de la production mondiale.

Les raids ont provoqué une flambée des cours du brut mais Ryad a rassuré les marchés en annonçant que la production pétrolière saoudienne devrait revenir à la normale d'ici fin septembre.

 

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