Plus de 360 missiles tirés contre Israël, 26 Palestiniens tués à Gaza

©AFP

L’organisation terroriste Djihad islamique a poursuivi mercredi ses tirs de roquettes contre Israël en réponse à la mort de son dirigeant, mardi. Israël a poursuivi sa riposte. Vingt-six Palestiniens ont perdu la vie.

En deux jours d’affrontements entre Israël et le Djihad islamique, plus de trois cent soixante roquettes ont été tirées par le groupe terroriste depuis Gaza pour riposter à l’exécution de leur chef, Abou al-Ata, par l’armée israélienne et le Shin Bet, mardi à son domicile.

Au moins vingt-six Palestiniens ont été tués, dont treize mercredi. La majorité des victimes sont des militants du Djihad islamique. Quatre civils et un enfant auraient péri.

Côté israélien, des centaines d’écoles et d’établissements publics ont été fermés. Plusieurs blessés ont été déplorés. Selon la presse israélienne, 63 personnes avaient été traitées pour des blessures liées aux tirs palestiniens.

Ce regain de tensions complique la formation du prochain gouvernement israélien.

Les forces de défense israéliennes (IDF) ont déployé des tanks le long de la bande de Gaza. L’aviation a mené des raids ciblés sur le territoire palestinien.

Les roquettes tirées par le Djihad islamique sont parvenues jusqu’au nord de Tel Aviv, à plus de 70 kilomètres de leur pas de tir. Une autoroute fréquentée a été évitée de justesse, selon l’armée israélienne.

Pas moins de 90% des engins tirés depuis Gaza ont été abattus par le Dôme d’Acier, le système israélien d’interception de missiles. Plus de la moitié des roquettes non-interceptées sont tombées dans des zones désertes.

Offre de cessez-le-feu

À l’issue de cette journée de combats, le Djihad islamique a proposé un cessez-le-feu à Israël, sous médiation du Caire. L’organisation palestinienne exigeait la cessation des assassinats ciblés, la fin de la répression mortelle des manifestations et un assouplissement du blocus sur Gaza. Elle donnait quelques heures à l’État hébreu pour donner sa réponse, faute de quoi les attaques reprendraient. Plus tôt dans la journée, Israël se disait prêt à "assassiner les dirigeants du Djihad en Syrie" en cas de poursuite des hostilités.

L’envoyé de l’ONU au Moyen- Orient, Nickolay Mladenov, s’est dit "très inquiet du risque d’escalade". "Le tir indiscriminé de roquettes et de mortiers contre la population du centre d’Israël est absolument inacceptable et doit être arrêté", a-t-il dit.

Le Djihad, seul impliqué

Pour la première fois depuis longtemps, Israël fait la différence entre les deux groupes dirigeant Gaza, le Hamas et le Djihad islamique. Pour l’armée israélienne, Abou al-Ata, le dirigeant des brigades al-Qods, était "l’architecte de la terreur dirigée contre Israël". Le Djihad islamique est considéré comme une organisation terroriste par Israël, les Etats-Unis et l’Europe.

Les Palestiniens, le Hamas et autres factions modérées, adoptaient officiellement une position solidaire avec le Djihad. Mais aucun ne le rejoignait sur le terrain, le groupe étant seul à pilonner Israël.

Impact sur la formation du gouvernement

Ce regain de tensions complique la formation du prochain gouvernement israélien. Benny Gantz, rival du Premier ministre sortant Benyamin Netanyahou, a été chargé de former un gouvernement le 23 octobre dernier. Le conflit renvoie le processus au second plan. La situation profite bien involontairement au camp Netanyahou, constatait le quotidien israélien Haaretz.

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