Regain de tension entre Gaza et Israël

©AFP

Des soldats israéliens ont été visés par une explosion près de Gaza. L'armée de l'Etat hébreu a répliqué. Deux Palestiniens ont été tués.

Deux Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza par des tirs de l'armée israélienne, qui riposte depuis samedi après que des soldats israéliens eurent été blessés par un engin explosif, ont déclaré dimanche des sources médicales palestiniennes.
    Les deux victimes palestiniennes ont été tuées à l'est de la ville de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, selon ces sources.
     Selon des témoins oculaires palestiniens, ils ont été atteints par des tirs près de la frontière entre Israël et la bande de Gaza, gouvernée par le mouvement islamiste palestinien Hamas.
     L'armée israélienne a déclaré sans autres précisions qu'elle avait tiré "des coups de semonce" en direction d'un groupe de Palestiniens qui s'approchaient de la clôture marquant la frontière "d'une manière suspecte".
     Israël a mené depuis samedi des frappes aériennes sur 18 "objectifs terroristes appartenant au Hamas" dans la bande de Gaza, après qu'un engin explosif eut blessé des soldats sur la frontière et qu'un projectile tiré depuis la bande de Gaza eut frappé une ville israélienne proche de la frontière.

Il s'agit d'un des incidents les plus sérieux à la frontière entre Israël et la bande de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste Hamas, depuis la fin de la dernière guerre qui les a opposés à l'été 2014.

Les frappes aériennes israéliennes ont touché samedi soir trois bases du Hamas à l'est de la ville de Gaza, sans faire de victimes, selon les sources palestiniennes.

Interrogé par l'AFP, un porte-parole militaire israélien a refusé de confirmer les frappes aériennes. Plus tôt dans la journée, quatre soldats israéliens ont été blessés, dont deux "grièvement", dans l'explosion d'une charge explosive au passage de leur véhicule de patrouille près de la barrière entre Israël et l'enclave palestinienne, avait indiqué l'armée dans un communiqué.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, en déplacement en Allemagne pour la conférence annuelle de Munich sur la sécurité, a qualifié l'incident de "grave". "Nous répondrons de manière appropriée", a-t-il mis en garde dans un communiqué.

Le porte-parole de l'armée, Jonathan Conricus a déclaré à l'AFP qu'un "groupe voyou" avait revendiqué l'attaque, faisant allusion aux groupes salafistes présents à Gaza. Mais "de notre point de vue, le Hamas est responsable" car il autorise les manifestations à la frontière entre la bande de Gaza et Israël, s'est-il empressé d'ajouter.

"Nous répondrons de manière appropriée"
Benjamin Netanyahu
Premier ministre israélien


Israël et le Hamas observent un cessez-le-feu fragile depuis la fin de la guerre de 2014, la troisième dans la bande de Gaza depuis que le mouvement islamiste y a pris le pouvoir en 2007. Au début du mois, l'armée de l'air israélienne avait mené des raids sur le sud de la bande de Gaza après des tirs de roquettes depuis l'enclave contre le territoire israélien.

Les tirs de roquettes sont généralement attribués à des groupes salafistes, dissidents du Hamas. L'armée israélienne réplique systématiquement en ciblant en général des positions du Hamas, qu'elle dit tenir pour responsable de ce qui se passe dans l'enclave sous son contrôle.

La tension est forte dans la région: la semaine passée, Israël a perdu un avion F-16 lors de représailles contre des cibles militaires syriennes et "iraniennes" après l'interception d'un drone présumé iranien.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Contenu sponsorisé

Partner content